Révue de Presse de ce Mercredi 07 Novembre 2017

Kouthia déclare sa candidature pour la Présidentielle de 2019…Et c’est pas une blague !

https://www.pressafrik.com L’humoriste sénégalais Samba Sine, plus connu sous son nom d’artiste « Kouthia » a annoncé ce mardi 6 novembre 2018, qu’il compte se présenter à la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019. Il assure pouvoir obtenir le nombre de signatures pour valider son parrainage. Aussi, il affirme que certains chefs de parti vont le rejoindre…

Il a également annoncé qu’il allait quitter la Tfm pour une autre télévision lors de son plateau Kouthia Show !!!

Politique, gouvernance et société en vedette dans la presse sénégalaise

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA traitent majoritairement de la politique et des sujets liés à la gestion publique, notamment dans les mines et les hydrocarbures.

« Sécurisation du scrutin présidentiel : le nouveau cheval de bataille de l’opposition », titre Vox Populi qui reprend en manchette l’inquiétude du président du Grand parti (GP), Malick Gackou sur la bonne foi du président sortant « Macky (qui) veut faire le forcing au premier tour ».

« Macky engage la guerre », titre pour sa part L’Observateur dans le cadre de la réunion du secrétariat exécutif de l’APR (parti au pouvoir) qui s’est tenu hier mardi.

Le journal affirme que « le président Sall ne minimise aucun détail dans la préparation de la présidentielle du 24 février 2019 ». Et dans cette perspective, le congrès ordinaire de l’APR d’hier a été « transformé en congrès d’investiture de Benno Bokk Yaakaar », la coalition présidentielle.

Dans ce parti en effet, explique EnQuête, il y a « le choc des ambitions » de certains leaders apéristes qui découle de la « bataille pour le contrôle de Dakar », la capitale sénégalaise.

Sur les ressources naturelles du pays, le quotidien national Le Soleil, citant le chef de l’Etat, informe que « les conventions et revenus générés (par le secteur minier) seront publiés ».

Sur la gestion de Petrosen (Société de pétrole du Sénégal) par son actuel directeur général, Le Quotidien fait un jeu de mots et liste « les Faye de Mamadou ». Ces failles, selon le journal, sont subordonnées, entre autres, au « népotisme et au refus du droit à un syndicat » par le DG de Petrosen qui, pour se défendre, soutient qu’il « ne parle pas des affaires de Petrosen sur la place publique ».

Sur « l’intrusion » de la société audiovisuelle chinoise StarTimes dans l’espace médiatique sénégalais, Sud Quotidien a scruté jusqu’à trouver les « non-dits et zones d’ombres » de cette nouvelle collaboration.

En société, L’AS revient sur « les cauchemars de Wade à Macky », à savoir les immolations par le feu de certains individus devant le palais présidentiel enregistrées durant le magistère de l’actuel chef de l’Etat et de son prédécesseur ODL/te/APA

Campagne agricole 2018 : Des productions record

http://www.rewmi.com La mission conjointe (CILSS, FEWSNET, FAO, PAM, Gouvernement) d’évaluation préliminaire des récoltes de la campagne 2018-2019, qui s’est déroulée du 30 octobre au 6 novembre 2018, a livré ses résultats sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural. L’objectif de cette mission était d’étudier la situation et le déroulement de la campagne agricole. Elle a révélé des productions record jamais obtenues par notre pays. Des recommandations ont été formulées pour maintenir le cap.

Cette mission conjointe a rencontré les services nationaux concernés par le suivi de la campagne agricole et a analysé la méthodologie de collecte des statistiques agricoles, la situation pluviométrique, hydrologique, la situation des cultures et phytosanitaire, pastorale entre autres. Pour la situation pluviométrique, il a été noté un début d’hivernage difficile, caractérisé par des pauses pluviométriques très longues par endroit, entre juillet et la première décade du mois d’août, et une bonne pluviométrie dans la dernière décade du mois d’aout jusqu’à la deuxième décade du mois d’octobre. Pour faire face à ce début d’hivernage difficile, le Gouvernement a mis en place un programme d’adaptation portant sur 5 spéculations à cycle court : « niébé, sésame, pastèque, sorgho et manioc ».

Pour cette campagne, la production céréalière est estimée à 1 732 109 tonnes, soit une hausse de 9% par rapport à 2017, et une hausse de 47% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Selon le document, la production du riz est de 1 132 795 tonnes, soit une augmentation de 12% par rapport à la campagne agricole de 2017-2018, et une hausse de 47% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. La production de mil est de 827 601 tonnes, soit une hausse de 5% par rapport à la campagne 2017-2018, et une hausse de 29% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. La production d’arachide est 1 432 086 tonnes, soit une hausse de 49% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. La production de niébé est de 151 055 tonnes, soit une hausse de 39% par rapport à 2017-2018 et une hausse de 92% par rapport à la moyenne des 5 dernières années.

Sur le plan pastoral, la mission révèle que la situation est globalement satisfaisante à la faveur des pluies abondantes et régulières enregistrées pendant les mois de septembre et d’octobre. Il a été observé un bon développement du pâturage, une bonne présence de biomasse, malgré qu’elle ne soit pas souvent appétée par le bétail. Il est noté un niveau satisfaisant deremplissage des points d’eaux pur l’abreuvement du bétail dans la plupart des régions du pays. La situation zoo-sanitaire est calme dans l’ensemble. Cependant, des foyers de dermatose nodulaire contagieuse bovine et péripneumonie contagieuse bovine ont été signalés, et d’helminthose et de botulisme chez les équidés, mais des mesures ont été prises pour le traitement notamment par l’antibiothérapie, le déparasitage et l’apport de calcium. Les animaux présentent dans l’ensemble un état d’embonpoint satisfaisant. Des recommandations ont été formulées. Il s’agit de pérenniser et renforcer le programme d’adaptation, d’augmenter le budget de collecte des statistiques agricoles annuelles, d’effectuer le recensement, entre autres.Ngoya NDIAYE

Horticulture : La Jica appuie les petits producteurs pour écouler leurs produits

http://www.rewmi.com/ « Produire puis vendre », ce concept doit disparaître pour le développement de l’agriculture. C’est pourquoi, la JICA à travers le projet Shep, compte appuyer l’horticulture afin qu’elle puisse s’accroitre et être compétitive sur le marché, au bénéfice des petits exploitants.

Au Sénégal, l’horticulture est principalement dominée par les petits exploitants agricoles qui se débattent face au faible revenu, en raison de nombreuses questions telles que la faible capacité des groupes d’agriculteurs, le manque de compétences pour la production et le contrôle de la qualité, l’accès limité aux marchés, les prix instables et les infrastructures insatisfaisantes dans les zones rurales. Pour faire face à cette situation, la Jica compte appuyer des projets agricoles axés sur le marché pour les petits exploitants agricoles dénommés « SHEP ». L’approche SHEP est composée d’une démarche en quatre étapes. Il s’agit du partage de la vision avec les producteurs horticoles, la création d’opportunités en favorisant l’identification par les producteurs eux-mêmes des besoins pour l’amélioration de leurs revenus, leur accompagnement pour l’autodétermination d’un plan d’action et la mise à leur disposition d’assistantes techniques sur la base des besoins exprimés par les producteurs. Selon le conseiller principal de la Jica, Nakamura Hirotaka, à travers les activités de l’approche SHEP, les agriculteurs prennent conscience de l’importance de comportement de « produire stratégiquement pour vendre » par opposition au comportement conventionnellement de « produire et puis vendre ». « Les petits exploitants réfléchissement maintenant stratégiquement et prennent des mesures afin d’augmenter les revenus de leurs produits horticoles », dit-il.

Pour le Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, l’horticulture est un secteur prioritaire qui génère beaucoup d’emplois. « Elle est considérée dans le programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) comme un secteur prioritaire dans larecherche d’une sécurité alimentaire. C’est pourquoi le projet Shep revêt pour le gouvernement une grande importance. Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs, condition sine qua none pour l’augmentation des rendements », fait savoir le ministre. A l’en croire, la maitrise de l’information économique est fondamentale pour optimiser les revenus.

« L’agriculture doit se développer par une diversité des productions. La lutte contre l’insécurité alimentaire passe par l’innovation de nos ressources », martèle le ministre. Et de renchérir : « A l’ère de la turbulence des marchés, il faut s’informer et mettre à la disposition des acteurs des outils adéquats. Le problème de l’agriculture est que 30% se passent dans les champs et 70% en dehors des champs. Ce qui montre que le productivisme ignorant ne permet pas d’augmenter la production. Des acquis ont été enregistrés dans le projet Shep avec une agriculture qui répond aux exigences du marché et qui impacte durablement sur notre environnement ».Ngoya NDIAYE

Hausse de 14 milliards FCFA des exportations de zircon

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Les exportations de zircon du Sénégal au terme des neuf premiers mois de 2018 ont enregistré une hausse de 13,699 milliards FCFA (environ 23,288 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2017, a appris APA mardi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Ces exportations se sont établies à 40,271 milliards FCFA contre 26,572 milliards FCFA à fin septembre 2017, soit une progression de 51,6% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

En glissement mensuel, les exportations de zircon se sont fortement repliées de 34,4%, passant de 6,041 milliards FCFA en août 2018 à 3,965 milliards FCFA en septembre 2018.

Le zircon est une pierre précieuse avec une diversité de couleurs. Il est ainsi un produit de substitution du diamant et utilisé dans la joaillerie et l’industrie nucléaire. Selon certains spécialistes, il peut également aider à la construction d’enceintes de confinement pour les déchets nucléaires.MS/te/APA

Exploitation de l’or : Macky Sall annonce la création d’une raffinerie

https://www.dakar7.com Ce mardi à Dakar s’est ouvert le 5ème Salon international des Mines. L’édition 2018 du SIM porte sur le thème Géologie et Mines, facteurs de progrès social et d’emploi pour l’émergence. Une occasion pour le Président Macky Sall d’inviter les différents acteurs à orienter leurs efforts vers la création de nouvelles opportunités de richesse. A cet effet, le chef de l’Etat a annoncé la création d’une raffinerie au Sénégal pour exploiter l’or qui est extrait de notre sol. Pour lui, le Sénégal est aujourd’hui capable de transformer la matière première de l’or dans le pays. Ce qui, le cas échéant, va permettra aux artisans locaux de disposer facilement de l’or qui provient du Sénégal.

Le Président de la République a également réaffirmé la volonté du Sénégal de garantir une gestion transparente, équitable et durable du secteur minier.

L’ensemble des conventions miniers seront ainsi publiés, tout comme les revenus générés. Le chef de l’Etat invite par ailleurs tous les acteurs à travailler ensemble pour faire de la RSE un levier de développement territorial.Dakar7.com

MACKY SALL SOULIGNE L’IMPÉRATIF D’UN CADASTRE MINIER

Dakar, 6 nov (APS) – Le chef de l’Etat a souligné, mardi à Dakar, la nécessité pour le Sénégal de disposer d’un cadastre minier pour une meilleure maitrise du secteur.

’’Il est temps d’avoir un cadastre minier, il est temps que le cadre minier soit maitrisé’’, a-t-il déclaré à l’ouverture de la cinquième édition du Salon international des mines (SIM Sénégal-2018).

Cette rencontre se poursuivra à Dakar jusqu’au 8 novembre, sur le thème : « Géologie et mines : facteurs de progrès social et d’emplois pour l’émergence ».

Dans cette perspective, le Sénégal pourrait compter sur l’appui et l’expertise du Canada, invitéd’honneur de cette 5e édition du SIM, a estimé le chef de l’Etat.

’’Pour cela, je pense que nous pouvons y arriver avec l’aide du Canada’’, a-t-il soutenu, rappelant que depuis plusieurs décennies, ce pays ne cesse d’apporter ’’un concours appréciable’’ au Sénégal dans divers domaines.

Macky Sall a décliné sa vision sectorielle du PSE à travers le secteur des mines qui ambitionne de ’’construire un secteur minier sénégalais structuré et compétitif apportant sa pleine contribution de développement inclusif et durable’’,

’’Ceci, dans le cadre d’une société solidaire dans un Etat de droit à l’horizon2035’’, a t-il rappelé, soulignant la coïncidence de la tenue de ce forum avec le démarrage prochain de la deuxième phase du PSE.

’’Dans cette deuxième phase, il s’agira d’assurer d’une manière plus accentuée aux populations, un mieux-être social basée sur une redistribution équitable des fruits de la croissance’’, a t-il affirmé.

Mais, pour le chef de l’Etat, pour être un facteur de progrès social, ’’l’exploitation judicieuse de ces ressources minières considérées comme un capital naturel, devraient être apte à générer des richesses réinvesties dans la formation de notre capital humain. Institutionnel et technologique’’.

A ce titre, il a affirmé que le Sénégal ’’dispose actuellement dans le domaine des mines et de la géologie, des experts de niveau mondial’’.

Il a rendu hommage aux instituts de formation ’’qui avec le peu de moyens dont ils disposent, arrivent à former des experts de qualité’’.

Macky Sall a invité les entreprises à mettre en adéquation ’’les investissements à la mesure des emplois avec une approche genre’’ basée sur la mise en avant des femmes et le développement du contenu local.MK/OID

Exploitation des Hydrocarbures: Macky veut faire passer trois projets de loi à l’assemblée national

https://www.dakaractu.com Face à la polémique soulevée par certains acteurs de l’opposition concernant la gestion des ressources naturelles par son régime, le président de la République, Macky Sall, réagit en annonçant le passage à l’Assemblée nationale, dans le courant du mois de décembre, de trois projets de lois relatifs à l’exploitation des hydrocarbures.

Présidant, le jeudi 1er novembre dernier, la cérémonie d’ouverture de la Conférence africaine sur la divulgation de l’identité des propriétaires réels des entreprises extractives, organisée par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie), le chef de l’Etat, Macky Sall a annoncé trois (3) nouveaux projets de lois relatifs à l’exploitation des hydrocarbures. Ces textes dont il a informé du passage à l’Assemblée nationale, au mois de décembre prochain, portent entre autres sur le nouveau code pétrolier, sur le partage des revenus issus de l’exploitation future des hydrocarbures, du pétrole et du gaz, et le projet de loi visant à définir un contenu local dans l’industrie du pétrole et du gaz. Poursuivant son propos, le chef de l’Etat a par la même occasion réitéré la volonté du gouvernement de s’inscrire dans le cadre d’une «gestion transparente des ressources naturelles». Le chef de l’Etat, Macky Sall tente ainsi d’apaiser les critiques contre la gestion des ressources naturelles du pays par son régime.

En effet, depuis quelques temps, plusieurs acteurs de l’opposition élèvent la voix pour critiquer ouvertement les conditions dans lesquelles l’Etat signe des contrats d’exploitation des ressources naturelles avec des compagnies multinationales étrangères. Dernière en date, la polémique suscitée par la signature annoncée puis reportée sine die du contrat de concession à l’entreprise turque de sidérurgie, Tosyali, de l’exploitation du fer de la Falémé.

En effet, informés de la volonté du chef de l’Etat de valider le 22 octobre dernier le protocole d’accord dudit contrat signé par le ministre sénégalais des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, avec les responsables turcs de la Société́ Tosyali, lors du deuxième Forum Turquie- Afrique sur l’économie et les affaires tenu les 10 et 11 octobre derniers à Istanbul, onze candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019 sont montés au créneau. Il s’agit entre autres, de Boubacar Camara, Mamadou Lamine Diallo, Pape Diop, Bougane Dany Guèye, Pierre Atepa Goudiaby, Moustapha Guirassy, Abdoul Mbaye, El Hadj Issa Sall, Samuel Sarr, Cheikh Hadjibou Soumaré, Mansour Sy Djamil.

Dans une pétition adressée au chef de l’Etat, Macky Sall, le 21 octobre dernier, ces personnalités politiques, membres de l’opposition, ont demandé notamment à ce dernier de renoncer à sa décision de parapher ce contrat de concession à Tosyali des réserves de la Falémé estimées à plus de 750 millions de tonnes de minerai de fer pour une durée de plus de 25 ans. Parmi les raisons évoquées, les signatures de cette pétition citent entre autres, l’absence d’appel d’offres concernant cette convention qui va engager notre pays pour des décennies à venir, l’absence de concertation nationale sur le sujet et la violation de la tradition républicaine que va constituer la signature de ce contrat à quatre mois de l’élection présidentielle. Cette sortie très médiatisée des onze candidats à la prochaine élection présidentielle contre le mode de gestion des ressources naturelles du pays par le régime du président Sall venait s’ajouter aux critiques déjà formulées par certains de leurs camarades dont Ousmane Sonko et Thierno Alassane Sall respectivement, leader du parti politique Pastef et président du mouvement République des valeurs par ailleurs, ancien ministre de l’Énergie sous l’actuel régime. Ceux-ci accusent depuis quelque temps l’actuel chef de l’Etat et son régime de n’avoir pas bien défendu les intérêts du Sénégal dans le cadre des négociations de certains contrats signés avec les compagnies pétrolières et gazières étrangères, notamment celui signé avec la compagnie française Total.

Réagissant à la suite de la publication par le gouvernement des contrats de concessions des blocs pétroliers et gaziers de Rufisque offshore profond et Ultra Deep Offshore à Total, Ousmane Sonko avait accusé formellement l’actuel Premier ministre, Boun Abdallah Dionne, et Macky Sall, d’avoir «bradé à vil prix les intérêts du Sénégal». Car, selon lui, ces contrats sont «les plus léonins et les plus scandaleux jamais consentis par Sénégal». Pour sa part, l’ancien ministre de l’Énergie a indiqué que «le plus gros scandale de l’histoire du Sénégal est celui des permis octroyés à Petrotim sur les blocs de Saint-Louis Offshore profond et de Kayar offshore profond ». Toujours dans cette liste des responsables de l’opposition alimentant le débat autour des contrats pétroliers et gaziers, figure également le président du parti Rewmi, Idrissa Seck. Il était le principal meneur du débat autour de l’accord bilatéral sur le gaz signé entre le président Sall et son homologue Aziz, lors de sa visite en Mauritanie. A l’époque, dénonçant dans une lettre ouverte au chef de l’Etat, le contrat de Petro-Tim, le patron du Rewmi était monté au créneau dans ce même document pour demander au président Sall, la publication sans délai de cet accord bilatéral

Sénégal:le pétrole toujours en débat

Ouestafnews – On est encore loin du premier baril de pétrole sénégalais. Mais les débats sur le sujet fusent de partout depuis que les annonces de découvertes se sont multipliées et que le pays se prépare à devenir producteur à l’horizon 2021.

Le Sénégal n’a pas encore produit une seule goutte de pétrole mais en amont, le débat reste vif, avec comme principales parties prenantes, le gouvernement, la société civile et les politiques.

Selon le site web du ministère sénégalais du Pétrole et des Energies, (site très peu fourni en informations où figurent encore des chiffres de 2015), la production de brut devrait démarrer en 2021.

Le pétrole vat-il « apporter suffisamment pour qu’on risque la destruction de l’environnement et des écosystèmes marins? », s’est interrogée la sociologue Fatou Sow Sarr

Elle s’exprimait lors d’un panel organisé par le think tank Afrikajom sous le thème : « les défis et les opportunités de la gouvernance transparente, inclusive, équitable et respectueuses de l’environnement » mais où le débat sur le pétrole aura encore retenu l’attention.

Les annonces de découvertes de pétrole et de gaz ont débuté en 2014. Au cours de cette même année, Cairn Energy a annoncé la découverte d’un gisement estimé à un milliard de barils en plus du gaz naturel, lit-on sur le site de ITIE Sénégal.

En 2016, Kosmos Energy, a annoncé deux découvertes de gaz, évaluées à plus de 1400 milliards de m3, indique la même source.

Pour la sociologue, la question environnementale est d’autant plus importante que la plupart des « décideurs politiques n’envisagent les choses qu’à l’horizon de leurs mandats».

Avec l’exploitation du gaz et du pétrole, une bonne partie du Sénégal est concerné et les problèmes peuvent ne pas se limiter sur les impacts environnementaux, des conséquences sont aussi à craindre sur le plan social, prévient Dr Sarr.

En réponse aux préoccupations de Dr Sarr, le secrétaire permanent adjoint du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE Sénégal), Alioune Badara Paye a annoncé sans avancer de date précise qu’une « étude d’impact environnemental stratégique » est prévue. « Il faut un débat inclusif, participatif et surtout réaliste », a plaidé l’expert de ITIE Sénégal.

Suspicion

Dans son discours à la nation du 31 décembre 2017, le président Macky Sall promettait que « ces ressources (gaz et pétrole) feront l’objet d’une gouvernance rigoureuse et transparente, pour le bénéfice des générations actuelles et futures ». Dans ce même discours, le président sénégalais promettait également une « concertation avec les forces vives de la Nation » au cours de l’année 2018.

Une rencontre effectivement eu lieu en juin 2018 avec la présence du président sénégalais et de nombreux acteurs locaux.

Au sortir de ce dialogue, Macky Sall a demandé au Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-Pétrogaz) de continuer les échanges avec toutes les parties prenantes afin d’arriver à une « finalisation consensuelle » du projet de loi d’orientation relative à la gestion des ressources pétrolières et gazières.

En dépit de ces garanties et promesses, le gouvernement sénégalais peine à lever les doutes sur ses actions dans le secteur des pétro-gazier. Alors que le pays s’achemine vers une présidentielle dans quatre mois (février 2018), la polémique autour de ces ressources enfle et une grande suspicion s’est installée dans le dossier du pétrole.

Hormis les questions environnementales, se pose aussi la question délicate des contrats signés avec les compagnies pétrolières. A ce titre, la polémique autour du contrat signé avec Petro-Tim, continue de soulever des vagues. Le frère du président était impliqué dans ce dossier en temps que gérant de la filiale locale de Petro-Tim.

Petro-Tim, dirigé par l’homme d’affaires roumain a créé une filiale locale (quelques mois après l’arrivée de Macky Sall au pouvoir), et a signé un contrat de partage de production avec l’Etat sénégalais en juin 2012 avant de revendre ses parts (90%) à Kosmos Energy pour un montant de 200 milliards FCFA.

Dans cette affaire la société civile qui soupçonne une fraude fiscale continue de demander des comptes. Pour l’ex-parlementaire, Cheikh Oumar Sy, il y a aujourd’hui une « incohérence » à relever. « La Constitution dit que les ressources naturelles appartiennent au peuple et on signe des contrats sans consulter les parlementaires », souligne-t-il.

Loin de ses polémiques politiques, l’économiste Chérif Salif Sy, invite à la prudence, car le pétrole ne rime pas forcément avec développement. Le Professeur Sy a donné l’exemple du Nigeria et de l’Angola qui, malgré leur rente pétrolière, présentent des indicateurs de développements en deçà de ceux d’un pays comme le Bangladesh.

« Les ressources on peut les avoir sans qu’elles n’apportent rien comme développement socio-économique, aujourd’hui où est le pétrole du Tchad? », a renchéri le fondateur d’Afrikajom, Alioune Tine.

« En 2014, le Sénégal comptait au total 18 blocs attribués dont 10 en offshore et 8 en onshore. Au total 11 compagnies pétrolières opèrent au Sénégal en exploration-production des hydrocarbures », selon des informations disponibles sur le site de ITIE Sénégal.MN/ts

GESTION DE L’EAU :Les non-dits d’une guerre sans concession

http://www.enqueteplus.com La bataille de l’affermage est loin de livrer tous ses secrets. Au-delà de l’appel d’offres couronné par le choix de Suez, des sources lèvent un coin du voile sur la géographie du capital de la future société de gestion de l’eau. Elles démontrent que, derrière l’agitation des uns et des autres, se cachent le contrôle des 25 % qui seront réservés aux acteurs privés nationaux.

Les grands bandits, c’est toujours au moment du partage du butin qu’ils se disputent. Cette ‘’sagesse’’ d’un ancien Premier ministre du Sénégal est à méditer, en ce contexte où le débat public est pollué par l’ambiance du second affermage dans la gestion de l’eau. Un butin largement disputé par des personnes haut placées, en train de faire des pieds et des mains, qui pour rester dans le business, qui pour y entrer en vue de goûter aux délices du lac de Guiers (principale source d’eau potable du Sénégal). Le lièvre a été soulevé par des sources généralement bien informées. ‘’L’essentiel, indique un interlocuteur, est que les intérêts du Sénégal soient préservés. C’est cela le véritable combat. Que ça soit Sde, Suez ou Veolia qui l’emporte, cela importe peu. Nous demandons juste à nos gouvernants de jouer la transparence pour que nous puissions véritablement savoir si, dans ce dossier, l’Etat a agi dans le sens des intérêts de notre pays’’.

Jusque-là, les autorités se sont limitées à des communications laconiques qui ne renseignent nullement ou très peu sur les véritables raisons qui ont conduit au choix de Suez au détriment des autres. En tout cas, la guerre de l’opinion fait rage. Et chacun prêche pour sa propre chapelle. Une erreur à éviter, cependant, c’est de croire qu’il y a, d’une part, une équipe franco-sénégalaise (Sde), d’autre part, une équipe purement française (Suez). Le doyen Momar Seyni Ndiaye, s’indignant de l’attribution du marché à Suez, disait : ‘’Cette entreprise de droit sénégalais (Sde) qui avait fait l’offre la moins disante, a été délestée au profit d’une entreprise française. La Sde, qui est essentiellement composée d’entrepreneurs sénégalais à 43 %, est écartée illégalement d’un marché qui devait normalement lui revenir…’’ Jouant sur la fibre patriotique, il ajoutait : ‘’Qu’est-ce qu’il y a dans le capital de la Sde : 50 % appartiennent à Eranove (entreprise française, Ndlr), les 43 % appartiennent à Mansour Kama, Ablaye Bouna Fall, feu Alioune Sow de Cse, feu Yoro Fall et Félix Sanchez. Pourquoi on les a préférés à une entreprise totalement française… ? Donc moi, je considère que cette décision est un véritable scandale.’’

L’équation des 25 % réservés au privé national

Cet argumentaire est vite balayé par nos sources bien au fait du dossier. Elles invoquent, pour étayer leurs propos, le dossier d’appel d’offres. Suez, qui a gagné le marché, va devoir, comme Eranove en son temps, créer une société d’exploitation de droit sénégalais régie par les dispositions de l’Ohada, ayant son siège social au Sénégal pour l’exécution du contrat.

Autrement dit, une ‘’nouvelle Sde’’ dont le nom reste à déterminer et qui réunira aussi bien des Sénégalais que des Français. Mieux, renseignent nos interlocuteurs, la part réservée aux nationaux, dont l’Etat dans l’actionnariat de la future gestionnaire, sera même plus importante que sous l’ancienne formule. Dans les détails, il faut retenir que si les termes du dossier d’appel d’offres sont respectés, l’Etat verra ses actions passer de 5 à 25 %. En ce qui concerne les travailleurs de l’entreprise, leur portefeuille sera maintenu à 5 %. Les grands perdants, dans le dossier d’appel d’offres, c’est le privé national dont les parts (32 % dans l’ancien contrat) sont ramenées à 25 %. Quant à Suez, elle n’aura droit qu’à 45 % des actions, beaucoup moins que sa sœur Eranove qui détenait en réalité 57,83 % dans le capital de la Sde.

Pour comprendre certaines agitations, renseignent nos sources, il faut justement réserver une attention particulière aux 25 % du privé national. Quels seront les Sénégalais ayant le privilège d’être dans le capital de la nouvelle gestionnaire ? Dans quelles conditions ils vont être choisis ? Ce sont là, au-delà des questions de transparence dans l’attribution du contrat, qui interpellent certaines franges de la société civile. Des lobbies sont déjà activés. Et le moins que l’on puisse dire, si l’on en croit nos sources, c’est que les hommes d’affaires ne se feront aucun cadeau. En ligne de mire, une affaire de gros sous.

Le forum civil réclame un appel public à l’épargne

Ainsi, après la bataille franco-française, semble se profiler une autre guerre ; cette fois sénégalo-sénégalaise, pour le contrôle du jackpot de 25 % des actions dans le capital de la nouvelle entreprise. Des habitudes bien sénégalaises veulent qu’un régime qui arrive place ses hommes dans presque tous les business à milliards. Telle une maladie héréditaire, ce problème dépasse le régime actuel et semble avoir de beaux jours devant lui.

Nos interlocuteurs brandissent une étude de l’Agence française de développement (Afd) qui ne mettait pas de gants, accusant directement le régime de Diouf qui, en 1996, avait proposé cinq des Sénégalais qui devaient figurer dans l’actionnariat de la Sde. Comme l’a souligné le journaliste Momar Seyni Ndiaye, il y avait Mansour Kama (6,83 %), Yoro Fall (5 %), Ablaye Bouna Fall (1,67 %), Aliou Sow (5,17 %) et Félix Sanchez (10 %). Parmi les personnalités sénégalaises qui risquent de voir leurs intérêts sacrifiés, il y a également Lamine Niang qui détient 3,5 % à la Sde.

En attendant d’y voir plus clair, les questionnements se multiplient jour après jour. Interpellé sur la question, le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck, demande à l’Etat de lancer un appel public à l’épargne pour permettre à tous les Sénégalais le souhaitant d’être dans le capital de la future gestionnaire.

Telles sont, au-delà des piaillements et autres vociférations des perdants que sont la Sde et Veolia, les véritables préoccupations de la société civile. En ce qui concerne la défaite cuisante de la Sde, des sources indiquent que du point de vue technique, la Sénégalaise des eaux était bon dernier, suite à l’évaluation des offres techniques, avec une note cependant non éliminatoire.

Par ailleurs, il faut souligner que le dossier d’appel d’offres montre que la future société d’exploitation va avoir un capital minimum de 4 milliards de francs Cfa. Le moins que l’on puisse dire est que l’affaire est loin de livrer tous ses secrets.MOR AMAR

DÉSIGNATION DE SUEZ POUR LA GESTION DE L’EAU:LA SDE FAIT CONFIANCE AU DROIT (DG)

Tivaouane, 6 nov (APS) – Le personnel de la Sénégalaise des eaux (SDE) est serein et fait confiance au droit, après avoir introduit un recours contre l’attribution ’’provisoire’’ de la distribution d’eau à la société française Suez, a indiqué mardi à Tivaouane, le directeur général de l’entreprise, Abdoul Baal.

’’Nous sommes sereins et absolument confiants’’, a dit M. Baal, interpellé sur la question, après son entretien avec le khalife des Tidianes, lors de sa visite dans la cité religieuse, dans le cadre des préparatifs du Gamou de Tivaouane.

’’Nous (de la SDE) faisons confiance au droit pour la suite des évènements’’, a dit le DG de la SDE, pour qui, la société qu’il dirige a assuré ‘’convenablement’’ le service de l’eau pendant deux décennies.

Il dit considérer que c’est la SDE qui continuera de gérer la distribution de l’eau au Sénégal. ’’Si votre question est de savoir si Monsieur le président de la République a désigné Suez pour le contrat (de la gestion de l’eau), tel n’est pas encore le cas, on est à une adjudication provisoire’’, a-t-il dit à ce sujet.

’’Nous, Sénégalaise des eaux avons introduit un recours comme le prévoit la loi, et nous faisons absolument confiance au droit’’, a-t-il poursuivi, tout en soulignant que ‘’c’est un processus qui n’est pas fini’’. Il n’a pas souhaité s’épancher davantage sur le sujet, parce que tenu, dit-il, par une ‘’clause de confidentialité’’.

Le groupe français Suez a confirmé, fin octobre, dans un communiqué avoir reçu une notification du gouvernement sénégalais le déclarant attributaire provisoire de l’appel d’offres international pour la gestion du service public, de production et de distribution d’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine.

Suez était en compétition avec Véolia et la Sénégalaise des eaux (SDE) qui assure l’exploitation et la gestion du service public de l’eau potable en milieu urbain depuis 1996. Ce contrat de la SDE arrive à terme le 31 décembre 2018.

L’appel d’offres international pour la gestion de service public de production et distribution d’eau potable a été lancé en mai 2016. L’ouverture des plis a eu lieu le 1er juin 2018.ADI/OI

L’Union des cadres de la SDE alerte: »La situation actuelle est préoccupante …

https://www.leral.net L’Union des cadres de la Société des Eaux (SDE) a rendu publique une déclaration pour alerter que la « situation actuelle de la SDE est préoccupante… » Dans le document, elle appelle tous les acteurs (Etat, SDE, SONES, Presse, Société Civile, etc.) à faire preuve de sens de discernement et de responsabilité. Elle promet également de faire des révélations au moment venu sur la gestion de la SDE depuis 22 ans.

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a décidé de l’attribution provisoire à Suez Groupe du marché relatif à l’appel d’offres pour la gestion de l’hydraulique urbaine. L’Union des Cadres de la Sénégalaise des Eaux saisit les autorités conscientes de la situation et demeure persuadée que le bien-être des populations reste la priorité.

Elle réaffirme son attachement infaillible aux règles de bonne gouvernance, seul gage de pérennité et de durabilité de toute entreprise économique. L’exigence de transparence pour le choix du nouvel opérateur nous le commande pour garder le sous-secteur de l’hydraulique urbaine dans la dynamique qui lui a permis d’atteindre son niveau de performance actuel.

Par ailleurs, nous avons constaté avec amertume des attaques multiformes venant de plusieurs acteurs et tendant à remettre en question la compétence et le professionnalisme des agents de la SDE: ces attaques sont inacceptables ! Nous rappelons simplement ici l’esprit de sacrifice et l’engagement des travailleurs de la SDE qui ont permis d’asseoir la viabilité du secteur aussi bien du point de vue financier que technique.

Nous avons été et continuons d’être les principaux bâtisseurs du service public d’eau potable dans lequel nous servons dignement les populations dans toutes les contrées du Sénégal aux prix de moult sacrifices, considérant que ce métier est bien un sacerdoce et non une sinécure.

Nous effectuons notre travail dans des conditions très difficiles essentiellement caractérisées par des déficits de production d’eau quasi permanente. Nous sommes fiers de nos résultats qui sont parmi les meilleurs en Afrique, dans notre domaine d’activité. Nous appelons, donc, tous les acteurs (Etat, SDE, SONES, Presse, Société Civile, etc.) à faire preuve de sens de discernement et de responsabilité.

Pour notre part, nous avons tous les arguments pour rappeler à l’opinion, le moment venu, tout ce qui s’est passé dans la gestion de l’hydraulique urbaine ces 22 dernières années, notamment la conduite des projets, les déficits de production d’eau ainsi que les différentes crises comme celle de Keur Momar Sarr en 2013.

La situation actuelle est préoccupante. En effet, le contrat de la SDE arrivant à expiration le 31 décembre 2018, l’entreprise, le secteur et les utilisateurs de ce service public pourraient se retrouver dans des difficultés. Nous en appelons, encore une fois de plus, à la responsabilité de tous les acteurs et exigeons que la continuité de l’alimentation en eau des populations soit mise au cœur des préoccupations.

Nous sommes persuadés que demain nous continuerons à travailler pour le secteur et à servir les populations sénégalaises. C’est notre responsabilité. Mais nous restons vigilants sur la suite du processus.

Contrat d’affermage, la Fédération des consommateurs avertit l’Etat « l’eau ne doit pas augmenter »

https://www.pressafrik.com L’octroi du contrat d’affermage à Suez au détriment de la Sde préoccupe la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs. Ces derniers, par la voix du président du bureau exécutif de la dite entité, exigent toute la lumière sur les critères de choix, tout en prévenant qu’il n’est pas question que le prix de l’eau augmente.

La Fédération sénégalaise des associations de consommateurs exige des clarifications concernant l’octroi du contrat d’affermage à la société Suez. Cette entité soupçonne les autorités de n’avoir pas pris en compte l’intérêt des populations dans cette affaire.

«Nous voulons une démarche responsable qui veut que la transparence soit de mise et pour rien au monde l’intérêt des populations ne doit être bradé par rapport à des intérêts particuliers», a déclaré Youssoufa Sarr. Dans la même optique, il soutient qu’il n’est pas question que l’intérêt des populations soit menacé.

Mais, la transparence n’est pas le seul sujet qui préoccupe ces défenseurs des consommateurs. Car, pour M. Sarr et Cie, la société qui remportera le marché devra prendre des engagements afin que le prix de l’eau n’augmente pas, ensuite, que la pérennisation de la distribution soit assurée , entre autres mises en garde.Ousmane Demba Kane

Bloomfield annonce l’interruption de la notation de la Senelec –Sénégal

https://www.financialafrik.com Nous publions en intégralité ci-dessous le communiqué de l’Agence de notation Bloomfield à propos de l’interruption du processus de notation de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

“Nous avons été informés, le mardi 23 octobre 2018, par courrier, de la volonté de la Senelec de se retirer du processus de notation financière de Bloomfield Investissement.

Nous informons donc l’ensemble du marché financier de l’UEMOA que l’Agence de notation panafricaine Bloomfield Investment Corporation, agréée par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, ne sera plus en mesure de garantir la qualité de crédit de la société Senelec (émetteur sur le marché des obligations) à compter du 1er novembre 2018; la notation actuelle ayant expiré le 31 octobre 2018.

Par conséquent, l’émission obligataire 2018-2025 de la Senelec ne bénéficie plus de couverture de risque de défaut à partir du 1er novembre.

Nous faisons ce communiqué de presse, conformément à l’article 16.1 de l’instruction relative aux conditions d’exercice de l’activité des agences de notation financière sur le marché financier régional de l’UEMOA”.Fait à Abidjan, le 1er novembre 2018 Signé Stanislas Zézé, Président directeur général Bloomfield Investment

NSIA et Orange en partenariat pour lancer une banque digitale

https://www.financialafrik.com Les groupes NSIA et Orange s’associent dans le cadre d’un projet de création d’une banque digitale. L’information qui courait depuis quelques mois a été confirmée par Jean Kacou Diagou, le président du groupe ivoirien, dans une interview publiée ce 5 novembre.

« Nous venons de conclure un accord stratégique avec le groupe Orange pour la création d’une banque digitale. Il s’agit d’une nouvelle aventure aux côtés d’un acteur majeur, leader dans son secteur d’activité, qui permettra d’accélérer la bancarisation dans nos pays », a-t-il indiqué.

Selon certaines indiscrétions, le partenariat devrait s’appuyer sur le réseau Diamond Bank acquis par le groupe NSIA en fin d’année dernière pour la mise en route du projet, notamment en Côte d’Ivoire. Un deal qui pourrait s’inspirer du modèle adopté par Orange Bank.

Rappelons en effet que le groupe Orange a lancé depuis fin 2017, en Europe, Orange Bank, une banque 100% numérique. Le groupe de télécommunication avait alors pris le contrôle du capital de Groupama Banque qui a, par la suite, adopté la dénomination Orange Bank.Orange qui surfe sur le boom du mobile money va donc faire un pas supplémentaire dans le secteur financier africain. En Côte d’Ivoire où il domine le secteur de la téléphonie mobile, l’opérateur compte 14,6 millions de clients (43% du marché) et 6,2 millions d’abonnés au mobile money (selon les données du régulateur ARTCI à fin juin 2018). Jean-Mermoz Konandi

Forum économique générescence:1500 opérateurs économiques, institutions et fonds d’investissement de 15 pays attendus à Dakar

https://www.lejecos.com/ Dakar abritera du 27 au 28 novembre 2018 la première édition du Forum économique générescence “FEG Dakar” sous le thème “Investissements en Afrique: Le Sénégal porte d’entrée des marchés africains”. Placé sous le Haut Patronage de Macky Sall, Président de la République du Sénégal, le FEG – Dakar réunira en 2 jours entre 500 et 1500 acteurs économiques et donneurs d’ordre venus d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, attendus sur 4 registres : Conférences plénières, Rencontres B2B, Workshop et Foire d’exposition professionnelle multi-sectorielle.

Organisé par GENERESCENCE BUSINESS NETWORKING, en coopération avec l’Etat du Sénégal, l’OMC, et EUROPARTNER SA, le FEG Dakar est un rendez-vous annuel économique qui permet à la fois de poser les problématiques de l’investissement en Afrique, mais surtout de favoriser la connexion d’affaire entre les acteurs économiques, institutions publiques et donneurs d’ordre du Sénégal, ceux du reste continent et du monde.
Le Forum est soutenu par la Caisse Centrale de Garantie du Maroc (CCG), l’Agence Marocaine pour le Développement des Investissements et des exportations (AMDIE), Gemadec Maroc et Lexis Nexis France, Coface Afrique, la Fédération sénégalaise d’électricité (FESELEC) et le Centre des jeunes Dirigeants du Sénégal (CJD Sénégal).
D’autres institutions y sont attendus : Fenelec (Maroc), Ajecam (Cameroun), Made in Togo (Togo), fédération Marocaine de plasturgie, Fédération Marocaine des technologie de l’Information, de la Communication et de l’Offshoring (Apebi) , la Confédération générale des entreprise du Maroc (CGEM Agence Pour la promotion des Investissements du Cameroun et plus d’une centaines d’entreprises et grands groupes africains et internationaux…
Pour sa première édition, le FEG – Dakar met à l’honneur le Luxembourg, le Maroc et la France. Ces pays, qui entretiennent des relations exceptionnelles avec le Sénégal, sont inscrits dans des dynamiques de croissance respectivement salutaires. Ils ont des expériences économiques et industrielles à partager, des savoir-faire et expertises à forte valeur ajoutée à proposer au Sénégal en particulier et à l’Afrique en général. Les deux pays déplaceront de fortes délégations d’hommes d’affaires, industriels et de donneurs d’ordre inscrits dans le cadre du Forum et avec des programmes B2B personnalisés.
Le FEG – Dakar réunit en 2 jours 1500 acteurs économiques, donneurs d’ordre et fonds d’investissement venus d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie (France, Luxembourg, Sénégal, République de Guinée, Tunisie, Cameroun, Pakistan, Turquie, Ille Maurice, Belgique, Burkina Faso, Togo, Côte d’Ivoire, Mali, Gambie, Inde et Chine).
Les Conférences plénières tournent autour de la thématique de l’investissement au Sénégal et valorisant la destination (IDE) Sénégal. Les Rencontres B2B, Workshop (destinés aux jeunes entrepreneurs et portant sur l’entrepreneuriat en général, le montage financier de projet et l’innovation et l’Espace d’exposition de 1000 m²d’exposition avec des pavillons pour les pays à l’honneur. Pathé TOURE

Grande distribution – Après Auchan, Carrefour s’annonce au Sénégal: Bonjour la concurrence !

https://www.leral.net/Les grandes multinationales de grande distribution sont en quête de relais de croissance dans le monde. Et l’Afrique est devenue leur terrain de jeu favori, leur terre promise dans cette ambition. Le Sénégal, en particulier, est pris d’assaut par l’enseigne française de grande distribution Auchan depuis quelques années, avec ses prix imbattables qui compromettraient l’avenir des commerçants locaux.

Mais selon toute vraisemblance, une autre enseigne française, qui a une forte puissance de feu, est dans les starting-blocks. Elle aurait déjà obtenu son autorisation de s’installer. Le contrat avec les autorités ficelé et un port spécial serait même en construction pour elle. Parce que c’est «un gros marché», nous souffle-t-on. Une tâche supplémentaire pour Auchan Dégage ? Senenews

Poursuite du bras de fer entre Auchan et les petits commerçants

https://www.pressafrik.com Les petits commerçants montrent les muscles face à l’enseigne française qu’ils accusent de dumping et de concurrence déloyale. Si le gouvernement a publié un décret visant à réglementer l’activité des supermarchés, celui-ci a été jugé insatisfaisant et les discussions se poursuivent.

La première enseigne de la famille Mulliez a levé son rideau métallique à Dakar, en 2014. Quatre ans plus tard, le Sénégal compte compte 27 enseignes, dont 22 dans la capitale et sa région, et ambitionne d’en ouvrir davantage. Un projet qui n’est pas du goût du collectif au nom sans équivoque « Auchan Dégage », qui se fait le porte-voix des petits commerçants « cannibalisés par l’enseigne »

Appuyé par l’Union nationale des commerçants et des industriels du Sénégal (UNACOIS-Jappo), le collectif citoyen dénonce la concurrence déloyale et illégale de la chaîne de magasins français. Face à la gronde, le président sénégalais a signé un décret le 3 octobre afin de réglementer les grandes surfaces. « Une réponse encourageante », selon l’UNACOIS, mais pas suffisante

Une politique agressive de casse des prix

« Auchan a assis sa position dominante sur un vide juridique », explique Ousmane Sy Ndiaye, directeur exécutif de l’UNACOIS. Il accuse Auchan de « concurrence déloyale et illégale ». Selon le directeur de l’UNACOIS, au moins 1 500 petits commerçants rencontreraient des difficultés financières face à la concurrence des magasins Auchan.

Il dénonce, pêle-mêle : des magasins ouverts entre 8 heures et 1 heure du matin, un conditionnement en vrac pour certaines denrées de base au Sénégal comme le sucre ou le très consommé lait en poudre. Un mode de conditionnement qui est traditionnellement l’apanage des petits commerçants. Mais, surtout, Ousmane Sy Ndiaye accuse l’enseigne de pratiquer une politique agressive de casse des prix.JEUNE AFRIQUE

LE FRAPP FRANCE DÉGAGE FAIT FEU DE TOUT BOIS : Guy Marius Sagna et Cie comparent le Doing Business à un «Door» marteau mondial et raillent la Directrice du Commerce extérieur

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