Revue de presse du Mardi 06 Novembre 2018

Le Sénégal rejette l’idée de la légalisation de l’homosexualité devant le Groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU)

La délégation sénégalaise présente à Genève dans le cadre de la présentation de Rapport national sur la situation des droits de l’homme, devant le Groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, a précisé clairement que notre pays, respectueux des droits de l’homme, rejette toute idée de légalisation de l’homosexualité. Conduite  par  Ismaïla Madior FALL, Garde des sceaux, Ministre de la justice, la délégation a reçu des encouragements et appréciations positives sur les efforts menés par le Gouvernement du Sénégal dans plusieurs domaines relatifs tant aux droits civils et politiques que ceux économiques, sociaux et culturels. Selon le représentant permanent du Sénégal auprès de l’office des Nations Unies à Genève enfin, toutes les recommandations ont été formulées, dans un esprit constructif, sur plusieurs thématiques en vue d’encourager le Sénégal à poursuivre les mesures et initiatives destinées à assurer, globalement, un mieux-être pour ses populations et à relever les défis qu’il rencontre.

L’EPU est un dialogue interactif de trois heures et demi au cours duquel la situation des Droits de l’Homme de chaque État membre des Nations Unies fait l’objet d’un examen

Droits De L’Homme Et Homosexualité: Les Recommandations De La France Au Sénégal

https://www.walf-groupe.com Le Groupe de Travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies en Charge de l’Examen Périodique Universel, qui tient du 5 au 18 novembre, sa 31ème Session, à Genève, s’est, à l’ouverture de celle-ci ce lundi, penché sur le cas du Sénégal, après l’Arabie Saoudite.

Et, ce sont surtout les recommandations de la France au pays de Macky SALL qui retiennent l’attention. En effet, il est suggéré ( un bien faible mot) au Sénégal de lutter contre :

– les mariages d’enfants;

– les mutilations sexuelles féminines;

– les réseaux de mendicité des enfants de la rue;

– les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et le genre.

Si tous ces points sont susceptibles d’être commentés, le dernier risque de susciter l’ire des Sénégalais qui sont vent debout contre l’homosexualité. La lutte contre « les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et le genre » est le premier pas qu’avait posé la France avant de finir par autoriser le « mariage pour tous ». Que dire du troisième point qui fait allusion aux daaras?

Dans tous les cas, un délégué, désigné par le Sénégal, présentera au Groupe de travail, constitué des 47 États membres du Conseil, les mesures  prises et les efforts faits par le régime de Macky SALL pour « s’acquitter de ses obligations et engagements dans le domaine des droits de l’homme », nous indique-t-on.

A noter que le Sénégal ne sera pas seul à  la barre. durant les 15 jours que vont durer les travaux, l’Arabie saoudite, la Chine, le Nigéria, le Mexique, l’île Maurice, la Jordanie, la Malaisie, la République centrafricaine, Monaco, Belize, le Tchad, Congo et Malte vont également être « jugés ».

Face à certains pays le Sénégal peut être sûr d’être devant en matière de droits de l’homme. Mais, il est fort à parier que la France se garderait bien volontiers de leur  faire de telles recommandations.

Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique:les raisons de la Bouderie des Chefs d’Etats

https://actusen.sn Le Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique perd de son prestige, d’année en année. SourceA qui fait le constat estime que les Chefs d’Etat africains ont fini de se rendre à l’évidence que la faim, le paludisme, le sida et le déficit environnemental tuent plus que le terrorisme.

Le canard de Castors/Bourguiba soutient, par ailleurs, que les raisons de l’absence des Chefs d’Etats à cette rencontre sont à rechercher dans le format et la pertinence des Résolutions déjà prises et qui sont restées sans effets.

A cela, s’ajoute le fait que le rendez-vous de Dakar ressemble plus, maintenant, à une caisse de résonnance qu’à autre chose, d’après les confidences faites à votre journal. Pis, à l’en croire, le Forum ressemble davantage à une succursale du Conseil national de Sécurité de l’Elysée.

Déclaration du Forum Civil suite à la désinformation du Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural.

Dans sa livraison en date du lundi 05 novembre 2018, le quotidien « Le Témoin » a rapporté les propos du Ministre en charge de l’Agriculture attribuant des allégations totalement décalée du temps et des termes de la Déclaration du Forum Civil.
1. Le mardi 9 octobre 2018, le Forum Civil a tenu une conférence de presse sur les questions d’intérêt national en abordant entre autres préoccupations, la nécessité d’une transparence dans la gestion des ressources financières injectées dans le monde rural.
Dans sa déclaration liminaire, le Forum Civil avait affirmé ce qui suit : « malgré les montants importants injectés dans le monde rural les populations continuent de souffrir et les inégalités persistent. C’est pourquoi il est important que le Gouvernement fasse preuve de transparence en produisant des informations exhaustives sur « les 78 milliards consentis pour l’acquisition d’équipement et de matériels agricoles mais aussi sur les 302 milliards de FCFA investis dans l’achat de semences, de fertilisants et pour soutenir les prix aux producteurs ». C’est ce qui ressortait du Discours de Politique générale du Premier Ministre tenu le 5 décembre 2017 devant les députés. Ces montants élevés injectés dans l’achat d’intrants n’ont pas empêché aux « petits producteurs » de connaitre encore des problèmes d’accès aux moyens de production ».
A cet effet, le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural devrait en vouloir au Premier ministre, qui a donné l’information et non au Forum Civil qui n’a fait que demandé des comptes conformément à la Constitution du Sénégal et au Code de transparence dans la gestion des finances publiques.
2. Dans ses recommandations figurant à la page 4 de la Déclaration précitée, le Forum Civil avait aussi demandé au Gouvernement de :
– Publier la liste des « grands producteurs » bénéficiaires des différents mécanismes de financement sur les intrants (engrais, semences, matériels agricoles) normalement destinés à améliorer de façon significative la production agricole du pays.
– Faire une évaluation exhaustive des ressources allouées à l’équipement rural, aux semences et autres intrants
Au lieu de répondre à ces préoccupations légitimes, le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Monsieur Pape Abdoulaye SECK, verse dans la désinformation et la diffusion de fausses nouvelles en attribuant au Forum Civil des propos qu’il a jamais tenus dans sa Déclaration et nulle part ailleurs.
Dans la partie de la Déclaration relative au monde rural, le Forum Civil n’a jamais fait allusion à un mode de passation des marchés (ni un appel d’offre ni, demande de renseignement et de prix ni gré à gré). La question n’est donc pas-pour le moment-comment les marchés ont été octroyés mais plutôt édifier l’opinion sur l’utilisation concrète des trois cent quatre-vingt milliards de FCFA (380 000 000 000 FCFA) évoqués par le Premier ministre.
Ainsi, dans un contexte de persistance des inégalités dans le monde rural, le Forum Civil réitère sa demande au Gouvernement de publier la liste des « grands producteurs » bénéficiaires des différents mécanismes de financement sur les intrants (engrais, semences, matériels agricoles) normalement destinés à améliorer de façon significative la production agricole du pays mais aussi de faire preuve de transparence en édifiant les sénégalais sur l’utilisation la dépense publique relative à l’acquisition de matériels agricoles et aux montants investis dans l’achat de semences, de fertilisants ainsi que pour le soutien aux petits producteurs.
3. Le Forum Civil appelle le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, Pape Abdoulaye SECK, à la prudence et au discernement avant de prendre une position quelconque.

Les compagnies d’assurance invitent les députés à voter la loi sur le contenu local de l’industrie pétrole et gaz

https://www.lejecos.com Les élus du peuple sont priés de votre massivement le projet de loi sur le contenu local qui doit passer au mois de décembre à l’Assemblée Nationale. L’invite est faite par Mme Racky Wane , présidente de l’Association des assureurs-conseils du Sénégal.

Elle l’a exprimé lors de l’atelier que l’Association des assureurs du Sénégal (AAS) a organisé ce lundi 5 novembre à Dakar. C’était au tour du  thème « Assurance et émergence économique ».
Une invite appuyée par M. Mouhamadou Moustapha Noba, président de l’AAS rappelle qui la capacité du secteur des assurances du Sénégal à jouer pleinement leur rôle dans la transformation économique du Sénégal.
Ceci dans le contexte d’un marché qui, selon lui, s’est engagé dans des chantiers d’amélioration de son image.
Mme Wane estime qu’à  l’heure du Plan Sénégal Emergent (Pse), des découvertes pétrolières et gazières, l’arrivée remarquée des investisseurs étrangers, il est du devoir des acteurs des assurances de s’approprier ces référentiels économiques pour contribuer à l’atteinte des objectifs définis à l’horizon 2035.
Un ensemble de paramètres qui vont mettre la couverture des risques au cœur des priorités. Devant cet état de fait, Mme Wane pense qu’il faut rendre obligatoire l’intervention de l’assureur-conseil à travers le projet de loi sur le contenu local.
La satisfaction de leurs revendications passera par un ensemble de défis auxquels elles sont invitées à relever. Un appel du moment que le secteur a légèrement enregistré sa contribution dans le PIB avec 1,60%, comparativement à une moyenne mondiale de 6,20% et une moyenne africaine de 2,70%.
Une situation qui, selon M. Alioune Badara Ndiaye, représentant du directeur des assurances a cette rencontre, est paradoxale du moment qu’il est considéré la diversité des risques auxquels le Sénégal et l’Afrique, fait face avec des risques d’ordre sanitaire environnemental, économiques, politique…
A cela s’ajoutent le flux important d’investissements étrangers dans l’exploitation de nos ressources naturelles.
M. Ndiaye invites les acteurs des assurances à relever les défis relatifs au respect des engagements souscrits et la rapidité du paiement, arriver à repousser les limites de l’assurabilité et réduire la faiblesse du niveau d’inclusion de l’assurance, prise en compte des secteurs agricoles et informels…
Mais au préalable, ils sont invités à modifier la mauvaise image que présente le secteur. Djibril Dieng

PÉTROLE ET GAZ : LES DÉPUTÉS INVITÉS À MAÎTRISER LE VOLET ASSURANCE

Dakar, 5 nov (APS) – Les députés doivent maîtriser le volet assurance dans les questions pétrolières et gazières pour pouvoir les intégrer dans le futur code pétrolier, a indiqué le député Cheikh Seck, président de la Commission du développement et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.

’’Nous devons être imprégnés de ces questions pétrolières et gazières dans le volet assurances, avant que le code pétrolier ne soit voté par l’Assemblée nationale, pour prendre en charge les préoccupations des assureurs qui sont celles des sénégalais’’, a-t-il dit.

  1. Seck participait, lundi, à Dakar, à un atelier de sensibilisation destiné aux parlementaires sur ‘’Assurance et émergence’’, organisé par l’association des assureurs du Sénégal (AAS).

Le code pétrolier doit être bientôt présenté à l’Assemblée nationale.

Cheikh Seck espère que les députés pourront y apporter des modifications, en prenant en compte les préoccupations des assureurs nationaux.
’’Nous devons procéder, bientôt, au vote du code pétrolier. C’est la raison pour laquelle, nous devons dès lors, être capacités et prendre en charge leurs préoccupations’’, a argumenté M. Seck.

’’Nous ne voulons pas que les assureurs, au plan national, soient laissés en rade au moment où les grandes compagnies internationales s’agitent. Les députés doivent être imprégnés de ces questions et notamment, celle des assurances’’, a-t-il plaidé.SBS//OID

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DANS L’UEMOA :Les mauvais points du franc Cfa

http://www.enqueteplus.com Même s’il  est difficile d’affirmer que les pays de la Zone franc Cfa se porteraient mieux en sortant de cette union, il n’en demeure pas moins qu’aucun des membres de cette ensemble ne s’est développé depuis près de 60 ans.

‘’Bien téméraire l’économiste qui dira qu’il vaut mieux sortir du franc Cfa, parce que c’est mieux pour l’économie du Sénégal’’. Ces propos sont du Dr Idrissa Diandy, enseignant-chercheur à la faculté des Sciences économiques de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar. Cette affirmation ne veut pas dire, pour autant, qu’il est favorable à l’ancienne monnaie coloniale. Bien au contraire, l’auteur de ces propos est même plutôt favorable à la fin de cette relation monétaire entre l’ancien colonisateur qu’est la France et ses colonies, officiellement indépendantes depuis les années 1960. Seulement, il a voulu attirer l’attention sur le fait que le franc Cfa à ses avantages et ses inconvénients, comme la décision d’en sortir a aussi ses atouts et incertitudes.

  1. Diandy a été appelé à se pencher sur le rôle de la monnaie dans les économies comme celle du Sénégal, lors d’un atelier de deux jours à Saly, organisé par la fondation Friedrich Ebert au profit du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes). Mais, au vu des arguments pour et contre, la balance semble pencher du côté de la thèse qui fait de cette monnaie un frein contre l’économie des pays concernés. ‘’Il y a une déconnexion entre notre monnaie et les fondements de notre économie’’, déclare-t-il d’emblée.

Selon cet ancien assistant de l’illustre professeur Moustapha Kassé, le franc Cfa est une monnaie trop forte par rapport au niveau de développement économique des pays de l’Uemoa et de la Cemac. Cette valeur monétaire correspond plutôt à celle des pays assez développés, déjà industrialisés. Ce qui n’est pas le cas des pays de la zone qui ont tous un tissu industriel  faible. Plusieurs économistes affirment que la monnaie est mauvaise pour les économies des pays concernés, en ce sens qu’elle fonctionne comme une subvention aux importations et une taxe aux exportations. De ce fait, non seulement les entreprises locales ne sont pas compétitives sur le marché extérieur, mais elles ont du mal à s’imposer sur le marché intérieur, parce que les produits venus de l’étranger sont souvent moins chers que ceux du pays. Par conséquent, les pays de la zone consomment davantage de l’importé.

Même si la monnaie n’est pas forcément la seule explication, il y a tout de même lieu de remarquer qu’aucun des pays du l’Uemoa et de la Cemac n’est industrialisé. Tous exportent essentiellement de la matière première et importent des produits finis. D’où la détérioration continue du solde de la balance commerciale.  Les économies se manifestent également par une faible capacité d’absorption des chocs extérieurs. En effet, les baisses sur les prix des matières premières sont durement ressenties, de même que les hausses des prix du pétrole.

Politique monétaire définie par la France

Parmi les effets néfastes du franc Cfa, relève M. Diandy, il y a la perte de souveraineté monétaire. ‘’Les pays de la zone n’ont pas la latitude de manipuler leur politique monétaire en toute autonomie, pour faire face aux chocs économiques’’, relève l’enseignant. Ce qui lui fait dire que la Banque centrale a perdu son essence. L’économiste en veut pour preuve la dévaluation du franc Cfa en 1994, où les représentants français, bien que minoritaires, étaient venus non pas pour discuter avec les chefs d’Etat, mais les informer de la décision arrêtée. D’ailleurs, cette perte de souveraineté fait qu’en cas de hausse des prix, les Etats de la zone sont obligés de les subventionner, s’ils veulent épargner les consommateurs, alors qu’ils auraient pu agir sur le taux de change, s’il avait la maîtrise de leur politique monétaire.

Dans tous les cas, un constat fait par l’économiste s’impose : ‘’Les pays qui se sont développés, comme ceux de l’Asie du Sud-Est, ont une monnaie fluctuante.’’ En plus, aucun des 55 pays sous le régime de change fixe ne s’est développé, encore moins ceux de l’Uemoa et de la Cemac ayant connu une politique monétaire figée depuis 70 ans. Il s’y ajoute que le partage d’une même monnaie n’a pas boosté les échanges, très faibles entre pays membres. Or, l’essence même de l’union monétaire est de faciliter la circulation des personnes et des biens. Selon M. Diandy, une étude a montré que des pays comme le Nigeria et le Ghana sont les premiers partenaires du Sénégal en Afrique.

Ce tableau sombre ne veut pas dire, pour autant, que le franc Cfa n’a pas d’avantages. Son principal atout reste la stabilité qui lui offre une certaine crédibilité. Cette monnaie protège également les pays membres contre les chocs intérieurs. Par exemple, en cas de guerre ou de catastrophe, la valeur de la monnaie reste constante. Avec le régime de change fixe par rapport à l’euro, le Cfa garde toujours sa valeur. Seulement, souligne l’économiste, cette stabilité semble plus bénéficier  davantage aux puissances extérieurs qu’aux pays de la zone. A son avis, le plus important est d’aller vers la transformation structurelle de l’économie, grâce à son industrialisation.

ADOPTION SANS CESSE REPORTÉE :L’improbable monnaie unique de la Cedeao

http://www.enqueteplus.com L’adoption d’une monnaie unique dans l’espace Cedeao a été tellement reportée qu’il est légitime de se demander si cette devise verra le jour.

Lorsque les pays de la Cedeao projetaient de créer une monnaie unique, il était difficile de croire que 20 ans après, tout resterait au stade des idées. Et pourtant, rien n’indique que l’échéance actuelle, c’est-à-dire 2020, sera respectée. Selon le docteur en économie Idrissa Diandy, on est encore loin d’une convergence économique considérée comme le principe fondateur d’une union monétaire. En fait, explique-t-il, l’ensemble des efforts fournis par les grandes puissances de la Cedeao que sont le Nigeria et le Ghana ont été annihilés par la crise pétrolière de 2014. Il s’y ajoute qu’à ce jour, les intérêts des pays sont assez divergents. En guise d’exemple, lors de la crise de 2014, lorsque le Nigeria, exportateur de pétrole, se morfondait dans ses difficultés, un pays importateur comme le Sénégal jubilait. Se pose alors la question de savoir quelle stratégie serait adoptée, si on était dans une union monétaire.

Parmi les questions à se poser, il y a aussi celle relative au régime de change. Va-t-on opter pour un régime fixe ou flexible ? A quelle (s) monnaie (s) cette devise serait arrimée ? Va-t-on opter pour un panier de devises ? Comment se fera la gestion des réserves ? Sera-t-elle centralisée ou décentralisée ? Autant de questions qui, jusqu’ici, n’ont pas de réponse. Mais, dans tous les cas de figure, il y a au moins un aspect positif : c’est que cette monnaie permettra aux pays membres de l’Uemoa de s’affranchir de la tutelle française, puisqu’en aucun cas, le compte d’opération ne saurait être logé au Trésor français. C’est pourquoi d’ailleurs il y a lieu de s’interroger sur la disponibilité des pays de l’Uemoa à aller vers la monnaie unique dans l’espace Cedeao.

On rappelle qu’il y a à peine plus d’un an, Macky Sall disait que ‘’le franc Cfa est une bonne monnaie à préserver’’. Et dire que le Sénégal s’est engagé à la naissance d’une union monétaire pour les 15 pays.

La Cedeao compte 350 millions d’habitants avec 8 monnaies différentes, 7 monnaies nationales et le franc Cfa. Au début, la stratégie a été double. Les chefs d’Etat ont voulu créer une seconde zone monétaire à côté de l’Uemoa. La naissance de cette devise a été reportée trois fois, en 2003, 2005, puis 2009, avant d’être abandonnée en 2015. Une task force composée de quelques présidents a été mise en place.

Désormais, il est question de savoir si les chefs d’Etat vont y aller directement ou est-ce qu’ils vont attendre que les pays remplissent les critères de convergence. S’ils valident la dernière option, prévient M. Diandy, il n’y aura jamais de monnaie unique, puisqu’il n’existe pas d’union où les pays se ressemblent économiquement BABACAR WILLANE

le Sénégal réélu au Conseil de l’UIT pour 4 ans.

La République du Sénégal conserve son siège comme membre du Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
Le Sénégal a été réélu, pour la période 2019-2022, au titre de Région D (Afrique), ce lundi 05 novembre 2018, par les 193 États membres de l’UIT, à l’issue d’un vote lors de la 20ème Conférence de Plénipotentiaires (PP-18), qui se tient en ce moment, à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis.
Ce succès est le résultat de la contribution appréciée de ses experts au sein des instances de l’UIT et de l’efficacité de sa diplomatie, sous le leadership éclairé de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République.
La délégation sénégalaise est conduite par Monsieur Abdoulaye BALDE, Ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, accompagné de l’Ambassadeur aux Emirats Arabes Unis Son Excellence Ibrahima Sory SYLLA, du Directeur général de l’ARTP Monsieur Abdou Karim SALL, du Président du FDSUT Monsieur Aly Coto NDIAYE et de leurs collaborateurs.

Omni-processor de Bill Gates:c’est de l’eau «potable»! (EXCLUSIF)

Ouestafnews – Une bouillie métallique : ainsi pourrait-on décrire l’Omni-processor (OP) au regard de l’enchevêtrement de ces multiples tuyaux de fer qui scintillent sous le soleil ardent de ce mois d’octobre. La machine, un prototype, précisent ses promoteurs, est installée dans le technopole, un endroit sis à Pikine dans la banlieue de Dakar.

L’installation se découvre au fur et à mesure qu’on se rapproche.  Devant le portail un vigile nous stoppe net. « Vous ne pouvez pas visiter, la machine est pour le moment en arrêt pour maintenance, il vous faut revenir dans une semaine ou deux », balance-t-il poliment.

Sur place, le silence règne en maître, aucun ouvrier, aucun responsable n’est présent. Interdiction même de prendre une photo, on se rabattra sur un cliché pris à deux cent mètres.

L’OP est défini par ses promoteurs comme une unité de cogénération d’électricité et de chaleur, qui convertit les boues de vidange (oui vous avez bien lu !), et les déchets solides combustibles en énergie, en eau chaude et en cendres utilisables comme fertilisant dans l’agriculture.

Sur les réseaux sociaux, l’affaire a fait grand bruit à la suite des premiers articles de presse. L’opinion publique a beaucoup disserté sur des « eaux usées et recyclées » qu’on veut faire boire aux Sénégalais.

Le portail sénégalais le plus lu, Seneweb, n’a pas hésité à publier sur sa plateforme un article titré « le caca en eau potable ».

Qu’en est-il exactement ? Ouestaf News a enquêté et revient sur l’histoire avec les faits.

La pub de Bill Gates

Pour donner des assurances aux futurs consommateurs, la publicité de l’OP a été axée sur l’image de Bill Gates buvant l’eau issue de la machine. A ce stade, il est difficile de prouver qu’il ne s’agit pas d’une simple opération de relations publiques et que les vrais cobayes, dans cette aventure technologique, ne seront pas les… Sénégalais.

Pour l’instant, le Sénégal est le seul pays au monde à disposer de cette invention, à travers un don de la fondation Bill et Mélinda Gates. Alors pourquoi le Sénégal a-t-il accepté cette primeur ?

L’Omni-processor, aux alentours de l’installation, technopole de Dakar. Image/Ouestafnews

A cette question, le directeur général de Delvic Assainissement, Dr Bécaye Sidy Diop, soutient que l’aspect eau n’est pas le fondement de l’acceptation par le Sénégal de cette invention.

« On leur a dit qu’on veut bien prendre l’OP mais pas pour l’eau potable mais pour d’autres choses qui sont bien plus valorisant notamment l’eau à usage industriel, c’est ça qui figure dans notre business plan », explique-t-il à Ouestaf News, soulignant au passage qu’un pays comme le Liberia par exemple s’intéresse à l’aspect eau potable.

«Nous sommes dans une phase pilote, une phase de tests et de négociations, ensuite viendra la phase commerciale », précise le directeur général de Delvic, une entreprise privée choisie par la fondation Bill Gates comme le premier acquéreur de la version commerciale de l’OP.

Des propos qui se veulent rassurants, mais, au vu de la polémique, il faudra bien plus pour convaincre les Sénégalais.

Boue de vidange ? Eau potable ?

Alors qu’une pénurie d’eau sévissait à Dakar, des articles de presse ont vu en l’OP – machine conçue par la société américaine Janicki Bioenergy pour le compte de la Fondation Bill et Melinda Gates – une remorque pour la Société Sénégalaise des Eaux (SDE).

Dans la foulée, le gouvernement a été accusé de vouloir filtrer les boues de vidanges pour le faire « boire » aux Sénégalais.

Dans un document technique confidentiel obtenu par Ouestaf News, élaboré par les experts ayant travaillé sur le projet avant même l’arrivée de la machine au Sénégal, on parle bien d’une eau « potable », et…sans danger ! La machine peut produire « au moins 1 m3 d’eau chaude sans pathogènes, potable, par jour », dit explicitement le document.

Et les anti-OP ont d’autres raisons d’être sceptiques : la boue de vidange, issue des ménages constitue la matière première de l’OP qui a une capacité de traitement de « plus de 450 m3 de boues par jour, plus que la capacité cumulée des trois STBV » (NDRL : Station de traitement des boues de Vidanges) de Cambérène, Niayes et Rufisque) de la capitale sénégalaise.

La ville de Dakar compte quatre STBV, qui selon les chiffres officiels disponibles produisaient en 2013, 1.500 m3 de boue. La transformation des boues de vidange que propose l’OP permet en plus de la production de l’eau, de l’énergie et des cendres (utilisables dans l’agriculture comme dans le secteur du bâtiment).

L’utilisation dans « l’agriculture » des « cendres », issues de la même boue de vidange, a soulevé moins de vagues au sein de l’opinion. Qu’en sera-t-il lorsque les Sénégalais sauront que les légumes dans leur assiette ont été « nourris » aux excréments humains ?

A l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, nous rencontrons, Dr El Hadji Mamadou Sonko, un spécialiste des questions d’assainissement. Lui aussi est catégorique.

«Du point de vue biologique et chimique, il n’y a pas de dangers à boire l’eau de l’omni-processor», assure-t-il.

«La combustion de la boue provoque une vapeur d’eau condensée qui sort sous forme d’eau, il s’agit d’une eau distillée qui est parfaitement buvable, c’est ce qui se passe avec l’Omni-processor », ajoute Dr Sonko.

Ce sont ces propos et cette assurance, que l’OP produit de l’eau « potable », qui font peur.  Techniquement « potable » pour les Sénégalais est loin d’être acceptable.

«Compte tenu du contexte culturel du Sénégal, l’eau produite bien que potable n’est pas destinée à la consommation humaine. Elle pourrait être utilisée pour le refroidissement des moteurs, pour les batteries et pour les laboratoires », mentionne le document confidentiel détenu par Ouestaf News.

Cet aveu fait par ses propres promoteurs et par les experts – que la machine produit de l’eau potable – risque de relancer la polémique et donner du fil à retordre à ceux qui veulent faire sa promotion au Sénégal.

Dans un pays à 95% musulman, la qualité de l’eau, sa pureté, n’est pas qu’une affaire technique, elle comporte aussi une dimension spirituelle, religieuse.

«Cette eau fait l’objet de plusieurs tests en plus d’une contre-expertise du laboratoire nationale de contrôle », assure Dr Diop de Delvic pour qui il est important de retenir que cette eau n’est pas destinée à la consommation humaine mais industrielle.

Rencontré dans les environs du technopole, Amdy Sall n’a aucune idée de ce qu’est l’OP, mais a bien entendu parler de «l’eau des fosses», à travers des vidéos devenues virales sur le réseau social whatsApp.

Ce jeune laveur de voitures, fait partie de ceux qui abhorrent l’idée même de boire une eau qui a quelque chose à voir avec des boues de vidanges.

Si pour ces promoteurs, l’Omni-processor, c’est plus que de la production d’eau pour le grand public, la machine se résume à la production de l’eau et de la polémique née autour, tous les autres aspects étant relégués au second plan.

Pourtant il s’agit d’un appareil qui peut aussi « produire, à partir de nos boues de vidange et même des déchets solides, à la fois environ 1.000 mégawatts-heure d’énergie électrique par an pour un fonctionnement journalier de 22 h, de l’eau chaude et de la cendre pouvant être utilisée comme fertilisants pour l’agriculture ou dans la fabrication des briques pour les BTP», précisait en mars 2018, Lassana Gagny Sakho, le Directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).Trop peu pour rassurer les Sénégalais !MN/ts

 Productions agricoles:L’ISRA en conclave à Dakar

http://www.rewmi.com Pour mieux améliorer les productions agricoles, le comité scientifique et technique de l’Institut scientifique de recherche agricole (ISRA) est en conclave au Ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Ces chercheurs vont, durant trois jours, se pencher sur les défis et perspectives afin d’atteindre leurs objectifs pour multiplier les rendements.

 Les acteurs de la recherche agricole et animale sont en conclave pour adopter les meilleures stratégies pour accroitre les productions. Ces chercheurs regroupés au sein du comité scientifique et technique de l’Institut scientifique de recherche agricole (ISRA), misent sur des lendemains meilleurs pour ce secteur porteur. Selon le président dudit comité scientifique, Aboubacry Sarr, des recommandations  seront données au cours de ce conclave pour modifier et prendre les meilleures méthodes en matière d’agriculture. «Ces stratégies  couvrent toutes les activités halieutiques, végétales et la foresterie. C’est l’ensemble des thématiques que nous allons évaluer », dit-il. Et d’ajouter : « Ces recommandations seront prises en compte par les autorités. L’Institut scientifique de recherche agricole s’engage à tous les thèmes, à savoir l’effet du changement climatique, l’adaptation et discuter sur les programmes mis en place et les nouveaux paradigmes qui émergent ». Il fait savoir tout de même que la recherche demande des moyens. « Nos chercheurs se confortent à d’autres collègues au niveau africain. Nous avons des chercheurs biens formés », Aboubacry Sarr.

Pour le Directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Lamine Lô, les performances en agricultures ont liées notamment à la recherche par la sélection de variétés adaptées, et par la disponibilité de semences de base ayant permis d’alimenter le secteur semencier. « Les quantités agricoles obtenues continuent d’impacter positivement pour cette année avec le record de l’arachide. C’est toute l’importance de la recherche dans le développement agricole. La somme des acquis avec le dynamisme des chercheurs laissent présager de lendemains meilleurs pour l’agriculture au Sénégal », rassure le représentant du Ministre de l’Agriculture. A l’en croire, les jeunes chercheurs font face aux variétés qui se posent sur l’agriculture au sens large, mais le chemin est encore long. « Des efforts immenses ont été réalisés dans le secteur agricole concernant les semences par la production de diverses exploitations pour accompagner les producteurs à dépasser leurs objectifs de 350 mille tonnes d’ici 2035 », dit-il.

Selon ce dernier, dans le domaine de la recherche vétérinaire, les vaccins proposés par l’institut scientifique de recherche agricole est certifié et sa reconnaissance comme laboratoire scientifique par la CEDEAO. « L’ISRA a une capacité de diagnostiquer les maladies animales et faire face aux principales épizooties. La maitrise des ressources halieutiques est fondamentale et l’apport des travaux scientifiques permettra de prendre des décisions en la matière », renseigne-t-il. De l’avis du Directeur de cabinet du ministre, il faut faire sortir les ressources dont regorgent nos eaux. « Le plan stratégique 2018-2022 et le contrat de performances signé avec le ministre de l’économie, serviront de base pour mieux appuyer vos efforts. Il est vrai que vous avez besoin d’être renforcés en matière de ressources humaines pour l’amélioration de votre environnement. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour que vous soyez dans des conditions optimales », conclut-il.Ngoya NDIAYE

Recherche scientifique:chercheurs africains et européens se retrouvent à Abidjan pour réfléchir sur de nouvelles approches de financement

(Agence Ecofin) – Le Forum annuel des organismes de financement de la recherche en Afrique subsaharienne, débute aujourd’hui 5 novembre et ce, jusqu’au 9 novembre prochain à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Cette rencontre internationale co-organisée par le Programme d’appui stratégique à la recherche scientifique en Côte d’Ivoire (PASRES) et par la National fondation d’Afrique du Sud (NRF), a pour thème : « nouvelles approches du financement de la recherche et l’innovation en Afrique ». Un thème sur lequel vont échanger plusieurs chercheurs africains et européens à l’occasion du forum qui se tient pour la toute première fois en Afrique subsaharienne.

Selon le secrétaire exécutif du PASRES, Dr Sangaré Yaya (photo), cette rencontre est une grande opportunité pour la Côte d’Ivoire de se faire connaitre dans l’univers des acteurs majeurs de la recherche mondiale, et de permettre aux chercheurs ivoiriens de rencontrer des bailleurs de fonds.

Toujours selon Sangaré Yaya, le Forum annuel des organismes de financement de la recherche en Afrique subsaharienne, vise à renforcer les capacités des organismes de financement de la recherche en Afrique subsaharienne à mieux gérer la recherche, à concevoir des programmes de recherche fondés sur l’utilisation d’indicateurs solides en matière de Science, technologie et innovation (STI), à promouvoir l’échange d’expériences et de connaissances avec le secteur privé et enfin, à renforcer le partenariat entre les organismes de financement de la recherche.

Notons que le forum bénéficie du soutien technique et financier du Centre canadien de recherche pour le développement international (CRDI), du Département du Royaume-Uni pour le développement international (DFID), de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement, ainsi que de la Fondation nationale pour la recherche en Afrique du Sud (NRF).

Il est nécessaire de préciser que l’Afrique ne concentre que 2 % des résultats de la recherche et seulement 1% de capacité au niveau mondial. Cela s’explique par une infrastructure insuffisante et une pénurie structurelle du personnel scientifique qualifié. Avec seulement environ 80 scientifiques et ingénieurs par million d’habitants contre près de 150, 2 500 et 4 000 respectivement au Brésil, en Europe et aux Etats-Unis, il est clairement admis que la recherche est le moteur du développement. Le principal obstacle perçu est l’insuffisance de financement.Flore Kacou

Association des universités de l’Afrique de l’Ouest : l’UCAD abrite la 6ième conférence annuelle et l’assemblée générale

http://www.lactuacho.com L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar accueille du 6 au 8 novembre 2018  la 6èmeConférence annuelle et assemblée générale de l’Association des universités de l’Afrique de l’Ouest.

La cérémonie d’ouverture, nous dit le communiqué parvenu à notre rédaction, est prévue ce mardi 6 novembre 2018 à partir de 10 heures au centre de conférence de l’UCAD II et est placée sous la présidence effective du Pr Mary Teuw NIANE, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le thème de cette édition porte sur ″Recherche Transfrontalière et Assurance Qualité : Problématique Pour les Universités Africaines″.

Les sous-thèmes  sont les suivants :

-Politique, Gouvernance et Coopérations Inter- Universitaires en Afrique

-Recherche et Politique de Développement en Afrique

-Financement de la Recherche et Renforcement des Capacités dans les Universités de l’Afrique de l’Ouest

-Aide à la Communication Scientifique en Afrique de l’Ouest : défis et perspectives.

L’Association des Universités Ouest Africaines (AUOA) fut créée le 10 Janvier 2011 à l’Université d’Ilorin, à Ilorin, Nigeria, durant la rencontre des recteurs et autorités universitaires de l’Afrique de l’Ouest, rappelle-t-on.

L’objectif global défini est la promotion d’un partenariat constructif entre les Universités Ouest Africaines.

Coud:Le campus social fermé à cause d’une dette de 6 milliards

Seneweb.com |Le campus social de l’Ucad n’a pas rouvert ses portes, plus de deux mois après sa fermeture, le 31 août dernier. Les repreneurs des restaurants refusent d’assurer le service, exigeant au Coud le paiement d’une dette de plus de 6 milliards de francs Cfa.

La direction du Coud préfère donc repousser l’ouverture du campus à une date ultérieure. Selon le chef du département de la gestion des cités universitaires et de la vie estudiantine, Khalifa Diagne, le Coud  ne peut pas prendre le risque d’ouvrir le campus sans garantir la restauration et la prise en charge médicale des étudiants.

Les étudiants s’impatientent, ils donnent un ultimatum de 48 heures à la direction du Coud pour ouvrir les restaurants et le campus social.

 Retard sur l’ouverture de Campus social à l’UCAD: les étudiants fixent un ultimatum de 48 heures

https://actusen.sn Le retard noté sur l’ouverture du Campus social fâchent les étudiants de la Facultés des lettres et Sciences humaines. Ces derniers, face à l’absence d’hébergement et de restauration font dans la menace.

Ils ont fixé un délai de 48 heures à l’Etat du Sénégal pour que tout rentre à l’ordre. Dans les colonnes de Enquête, le président de la Commission sociale soutient que le Chef de service Administratif leur avait promis que dès le 02 novembre, le campus ouvrira ses portes. Mais, se désole-t-il, “jusque-là, l’ouverture n’est pas encore faite”.

L’As dans sa parution croit savoir que ce retard est dû à la dette de plus de 6 milliards de que Centre des Oeuvres universitaires de Dakar doit aux restaurateurs.

72 Heures De Grève, 15e Plan D’actions : Les Travailleurs De La Santé N’opèrent Plus

https://www.walf-groupe.com L’Alliance des syndicats de la Santé et de l’Action sociale (ASAS) ne s’arrête plus.Après les 72 heures qu’elle avait décrétées à partir du lundi 29 octobre dernier, la centrale syndicale remet cela.

Elle a, en effet, décrété,  à partir de ce lundi 5 novembre un autre mot d’ordre de grève de 72 heures.

Un  15e plan d’action que Mballo THIAM et Cie déroulent pour pousser l’Etat à respecter ses engagements, surtout en ce qui concerne le régime indemnitaire.

CNTS: »Il n’y a pas de pénurie de sang »

Seneweb.com Il n’y a pas de pénurie de sang au Centre national de transfusion sanguine (Cnts), comme diffusé largement dans les médias hier, lundi. C’est l’assurance donnée par Tandakha Ndiaye Dièye, le chef du service des laboratoires du Cnts, dans un entretien avec Seneweb à paraître. Dièye a dévoilé les stocks du Centre et confié que les structures de santé sont approvisionnées sans difficultés.

 26ÈME ÉDITION DE LA JOURNÉE DE L’ÉCRIVAIN AFRICAIN, MARDI

Dakar, 5 nov (APS) – La cérémonie d’ouverture de la 26ème édition de la Journée de l’écrivain africain se tient ce mardi à 10 heures à Keur Birago, à Dakar, siège des écrivains du Sénégal (Point E), annonce un communiqué reçu à l’APS. La même source ajoute que ‘’plusieurs écrivains africains prendront part à l’événement qui se prolonge jusqu’au 12 novembre 2018’’.OID

Soham El Wardini élue vice-présidente de l’AIMF

https://senego.com/ Mme le Maire de Dakar, Soham El Wardini, a été élue vice-présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), a appris Senego, ce lundi 05 novembre. Le Bureau de la structure francophone tenait sa quatre vingt septième (87 éme) réunion à Lille (France).

« A travers ces mots, j’aimerais remercier l’ensemble des membres de l’association internationale des maires francophones (A.I.M.F) qui ont fait de mon humble personne leur VICE-PRÉSIDENT. Cette nouvelle victoire est dédiée à tous les sénégalais particulièrement à mon frère et maire KHALIFA ABABACAR SALL », a réagi le maire de Dakar.

L’association internationale des maires francophones fait de Khalifa Sall membre d’honneur : Aliou Sall boude la cérémonie

Par actusen.sn Khalifa Sall a été élu hier membre d’Honneur de l’Association internationale des maires francophones (Aimf). C’était à l’occasion de la 87 ème réunion du bureau de ladite Association. Cet honneur fait à l’ancien édile de la capitale sénégalaise doublé d’un sévère réquisitoire du procès de Khalifa Sall par la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a poussé Aliou Sall, frangin du Président de la République, Macky Sall, à bouder la cérémonie.

SourceA qui rapporte l’information précise que c’est au moment où la mairesse Hidalgo s’en prenait au dossier judiciaire de l’ancien maire Khalifa Sall et en faisant remarquer que ses prédécesseurs ont fait la même chose que Khalifa Sall ou pire, sans pour autant être inquiétés, que l’édile de Guédiawaye a quitté la Salle. Coïncidence troublante.

Considérée comme une bouderie, la scène a heurté plusieurs maires francophones présents à Lille et qui ont tenu à rendre un hommage appuyé au Maire de Dakar, emprisonné, depuis plus d’un an.

 PAPE ABDOURAHMANE KOUNTA, PORTE-PAROLE DU NOUVEAU KHALIFE DE NDIASSANE

Ndiassane, 6 nov (APS) – Le nouveau khalife général des khadres de Ndiassane (ouest) Cheikh Bécaye a annoncé lundi avoir confié à son fils Pape Abdourahmane Kounta les fonctions de porte-parole de cette famille maraboutique à laquelle se réfère la communauté khadre au Sénégal.

Il s’adressait à des journalistes au cours d’une brève déclaration, au terme de la visite du chef de l’Etat, venu présenter ses condoléances, suite au décès dimanche de Cheikh Mouhamed Bouh, son prédécesseur à la tête de la famille khadre.

 « Ma parole, je la confie à mon fils que voici. Tout ce qu’il dira, c’est moi qui le lui ai demandé, je ne suis pas en bonne santé », a dit le nouveau khalife, âgé de 89 ans.

« C’est un fardeau qu’il n’a jamais demandé, auquel il n’a jamais pensé et pour lequel il n’a jamais invoqué son Seigneur. C’est une responsabilité qui lui est tombée sur les épaules », a déclaré le nouveau porte-parole désigné, en langue nationale wolof.

 Selon Pape Abdourahmane Kounta, le khalife considére « tous les Sénégalais de quelque bord qu’ils se situent comme des membres de sa famille. Il fait siennes toutes les préoccupations des Sénégalais, et demande à son Seigneur d’illuminer les cœurs ».

 Le nouveau guide religieux se donne comme mission de « faire tout ce qui est en ses capacités, pour sécher les larmes des personnes éprouvées », rapporte son porte-parole, selon qui Cheikh Bécaye Kounta a « salué la manière dont sa défunt frère s’est acquitté de cette mission ».

Aussi invite-t-il les jeunes à la piété en prenant exemple sur les ancêtres, estimant que la destinée d’un peuple « ne peut être bonne que si elle se conforme aux valeurs des générations précédentes’’.

Cheikh Bécaye formule de même « des prières pour la guérison des malades, la dissipation des angoisses et pour que la paix qui règne au Sénégal se renforce et se pérennise », a conclu son porte-parole.ADI/BK

NEGOCIATIONS DE PAIX DEFINITIVE ENTRE L’ETAT ET LE MFDC :Chronique d’une paix toujours reportée 

http://www.enqueteplus.com  Le prolongement de l’accalmie notée en Casamance présage d’une paix définitive. Mais, dans les faits, des accalmies aussi longues ont été notées dans la région sans jamais déboucher sur un règlement définitif d’une longue crise qui a fait beaucoup de victimes et causé des dégâts collatéraux énormes. A chaque fois, le processus de paix est remis en cause par des évènements inattendus

Des moments d’accalmie, le conflit casamançais en a connu beaucoup. Mais jamais ils n’ont duré aussi longtemps que l’accalmie notée dans la crise opposant l’Etat du Sénégal au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc). En dépit de quelques braquages isolés, parfois même meurtriers comme l’attaque de Boffa-Bayotes survenue le samedi 6 janvier 2018 et qui a fait 13 morts, le processus de paix est toujours de rigueur en Casamance. L’espoir d’une paix définitive gagne de plus en plus les populations qui saluent, à sa juste valeur, l’accalmie qui règne dans la région depuis bien avant même l’avènement du président Macky Sall au pouvoir.

Durant ces sept dernières années, militaires de l’armée sénégalaise et éléments du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance ne se sont pas affrontés dans le cadre du conflit casamançais.

Pourtant, des périodes similaires ont déjà été vécues en Casamance, même si elles ne sont pas aussi longues. En mars 1991, une trêve a été observée à l’issue des pourparlers de Toubacouta, suivis des accords de Bissau le 31 mai 1991 et le retrait de l’armée de certaines de ses positions dans la zone. Cette accalmie a d’ailleurs été consolidée par le premier appel à la paix émis à l’époque par Sidy Badji, le fondateur de la branche armée ‘’Atika’’ du Mfdc, le 30 septembre 1992. Cet appel faisait suite à la première marche pour la paix de la jeunesse de Ziguinchor suivie, quelques jours plus tard, du retour, à Ziguinchor, de l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, après un séjour dans le maquis. Il s’y ajoute le témoignage de Jacques Charpy en 1993 qui avait contribué à refroidir les ardeurs des deux camps qui avaient convenu de fumer le calumet de la paix. Hélas, la violence va reprendre, avec notamment les disparitions de 4 touristes français en avril 1995.

Un net regain de tension rythmé aussi par la disparition du sous-préfet de Sindian en avril de la même année avec son escorte, la tragédie de Babonda en juillet 1995 (23 militaires tués) et celle de Mandina Mancagne en août 1997 (25 militaires tués) qui ont ravivé les hostilités.

A partir de 1999, l’on va assister à une autre embellie. Deux événements majeurs vont marquer cette époque. Le 22 janvier 1999, pour la première fois depuis le début de la crise, le président Abdou Diouf rencontre le leader charismatique du Mfdc, abbé Diamacoune Senghor, à la gouvernance de Ziguinchor, en présence de l’ambassadeur de France d’alors, André Lewin. En juin 1999, le Mfdc tient à Banjul (Gambie) des assises inter-Mfdc pour ‘’laver le linge sale en famille’’ et resserrer ses rangs dans la perspective de négociations pour une paix définitive. Le 26 décembre 1999, le Mfdc se retrouve à nouveau en Gambie pour arrondir, définitivement, les angles en vue de faire face au gouvernement du Sénégal.

Malheureusement, le processus de règlement définitif du conflit amorcé par l’ancien régime est stoppé net avec  l’élection de Me Abdoulaye Wade à la présidence de la République. Wade décide de tourner la page de Banjul et engage la solution à lui.

Le 24 mars 2001, le Mfdc et le gouvernement se retrouvent  à l’évêché de Ziguinchor. Cependant, l’accord de principe le plus retentissant entre le gouvernement et le Mfdc, mais qui, en définitive, se révéla plus tard comme une grosse farce, sera signé le 30 décembre 2004 suivi de l’accord de ‘’Foundiougne 1’’ en 2005.

Les préalables du Mfdc…

Après ‘’Foundiougne 1’’, tout semblait bloqué jusqu’au 10 mars 2010, lorsque, contre toute attente, César Atoute Badiate, le chef d’état-major du Front Sud, déclara : ‘’Nous voulons des négociations maintenant.’’ Cet appel à la paix définitive trouve aussitôt écho favorable auprès des autorités sénégalaises. Le Premier ministre d’alors, Souleymane Ndéné Ndiaye, abonde dans le même sens, mais précise : ‘’On est prêt à négocier en terre sénégalaise avec le Mfdc, à Oussouye, à Ziguinchor ou à  Foundiougne. La Casamance fait partie du Sénégal. Les négociations vont se tenir au Sénégal.’’ Mais cette condition posée par l’Etat du Sénégal de tenir les pourparlers en terre sénégalaise provoque des grincements de dents au sein du maquis où des voix discordantes vont se faire entendre pour poser des préalables, parmi lesquelles : le retrait de l’armée sénégalaise le long de la frontière avec la Guinée-Bissau et l’organisation d’assises inter-Mfdc pour désigner les membres de leur délégation. Autre condition : que les négociations se tiennent dans un pays neutre. Tout comme Salif Sadio, Mamadou Nkrumah Sané va poser comme exigences la levée de son mandat d’arrêt ainsi que la remise de ses documents saisis.

Ces préalables semblent ne plus être de mise.  Le président Macky Sall, dès son accession à la magistrature suprême, va lever toute équivoque en déclarant être prêt à négocier, même si c’est au Groenland. Au même moment, les différentes factions du Mfdc œuvrent depuis lors dans le sens de la tenue d’assises inter-Mfdc en vue des pourparlers. Cette dynamique explique l’annulation du mandat d’arrêt contre Salif Sadio et son ‘’engagement à imposer un cessez-le-feu total à ses combattants’’.

Auparavant, il avait affirmé vouloir respecter l’accord signé le 22 février 2014 à Sant’Egidio, relatif aux ‘’mesures de confiance réciproque’’. Un texte qui engage les parties prenantes à cette rencontre à ‘’garder un comportement qui puisse favoriser les négociations pour le retour de la paix en Casamance’’.

En outre, ces mesures prévoient la libre circulation des membres du Mfdc, dans le cadre des négociations de paix. C’est également dans cette dynamique de résolution pacifique de la crise en Casamance qu’il faut inscrire la rencontre du 20 juillet 2018 de la diaspora casamançaise à Washington Dc. Une rencontre qui entre en droite ligne de celles tenues à Heidelberg en 2017 (Allemagne) et à Barcelone (2018). Sur le terrain, la société civile sénégalaise, le Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) et les partenaires travaillent, aussi, dans le sens de la consolidation de cette longue accalmie qui prévaut en Casamance, mais également du renforcement du processus de paix. Toutes choses qui donnent aujourd’hui bon espoir aux populations de la Casamance qui n’en demandent pas moins un retour définitif de la paix, peu importe les stigmates du passé.HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR)

Contrats pétroliers:Thierno Alassane Sall campe sur sa position et fait encore de graves révélations

https://actusen.sn Le Président de la République avait déclaré lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la conférence sur l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) que “ceux qui ne savent sur les ressources naturelles aillent s’informer”.

En effet, le Leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall qui recevait ce lundi Me Mame Adama Gueye a apporté une réponse par rapport à la sortie du Chef de l’Etat.

«Quand le Président dit ceux qui parlent ne savent pas, peut-être, il parle de lui-même. Quand le Président de la République dit qu’il ne peut pas publier les contrats et qu’il va changer les dispositions pour introduire cette publication des contrats dans le nouveau code, moi je suis effaré», a répliqué l’ancien ministre de l’Energie.

Le candidat déclaré à la présidentielle de 2019 a déploré également la manière dont son successeur l’a remplacé à la tête du ministre de l’Energie.

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