Revue de Presse du Jeudi 08 Novembre 2018

DRAMES CONJUGAUX ET PERSPECTIVES DE LA PRÉSIDENTIELLE EN EXERGUE

Dakar, 8 nov (APS) – L’annonce de la mort d’un individu immolé par sa femme est l’un des sujets en exergue dans la livraison de jeudi de la presse quotidienne également alimentée par la politique avec la perspective de la prochaine présidentielle de février 2019.

’’Colère et rancœur’’, affiche par exemple Enquête au sujet de la mort de Khadim Ndiaye qui n’a pas survécu à ses blessures après avoir été immolé par son épouse, un drame conjugal qui a ému plus d’un.

Le défunt, ’’inhumé hier à Yoff, laisse derrière lui une famille meurtrie et incrédule qui se pose de nombreuses questions’’, souligne le quotidien Enquête. Il ajoute : ’’Sa femme Aïda Mbacké est la fille de Serigne Babacar Mbacké Moukabaro ; elle a donné naissance à un garçon, mardi’’.

’’L’arrestation de la meurtrière (…) différée suite à con accouchement par césarienne’’, souligne également Vox Populi, selon lequel les gendarmes continuent de faire ’’le pied de grue à la clinique’’ où elle a été internée.

L’enquête ouverte dans cette affaire ’’vise désormais l’assassinat’’, annonce LIbération, L’Observateur rapportant que la mise en cause, décrite comme ’’très affectée’’ par les évènements, bénéficie du soutien d’un psychologue.

Selon L’Observateur, tout est parti d’une plaisanterie de l’époux qui avait annoncé à sa femme qu’il comptait convoler en secondes noces. Il s’en est suivi de sa part des menaces d’attentat à la vie de son mari.

Une dispute plus tard, elle aspergé la maison d’un liquide inflammable différents endroits de la maison, à l’insu de son époux, resté dans la chambre, avant de mettre le feu à l’appartement, rapporte le même journal.

Un drame qui a amené Sud Quotidien à recourir au sociologue Djiby Diakhaté pour un éclairage sur la recrudescence ’’des violences liées à la polygamie’’. L’avis du spécialiste est que les règles de la polygamie, ’’surtout en milieu urbain’’, ne sont plus respectées par les époux, d’où les rivalités entre femmes d’un même ménage.

Certains quotidiens, reléguant ce sujet au second plan, s’intéressent plutôt à la politique et à la prochaine présidentielle, à l’image de L’As, selon lequel l’ancien président Abdoulaye Wade ’’bénit’’ la candidature de l’architecte Pierre Goudiany Atépa à cette compétition électorale.

’’Si vous êtes élu président, ce sera aussi mon fils qui aura été élu. Je ne peux donc que vous souhaiter succès dans cette bataille’’, lui a-t-il dit dans des déclarations rapportés par le journal à sa Une.

« Wade souhaite bon vent à Atépa’’, signale de son côté Walfquotidien, ajoutant que l’ancien président, ’’dans une réponse très diplomatique’’, fait savoir à Atépa qu’il n’est pas prêt à soutenir sa candidature au détriment de celle de son fils ; Karim Wade.

La question de l’indépendance de la justice occupe d’autres journaux dont Le Témoin quotidien, qui rapporte que l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) ’’exige la réduction des pouvoirs du parquet’’.

’’L’âge de la polémique’’, affiche à propos le journal Le Quotidien. ’’La sempiternelle question de l’indépendance de l’indépendance de la justice était au cœur’’ d’une rencontre de la Ligue sénégalaises des droits de l’homme (LSDH), avance ce quotidien.

’’Société civile, magistrats et avocats, tous à travers leurs organisations, ont exprimé la nécessité d’aller vers des réformes profondes dans ce secteur’’, relève le journal Le Quotidien.

Tribune ouvre sur la question de la dette au Sénégal, en interrogeant l’économiste Thierno Diop, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, qui juge ’’injustifiée’’ l’explosion de la dette du Sénégal.

Le Soleil, comme une réponse, annonce un nouveau compact de 314 milliards du Millénium Challenge Corporation (MCC) pour le Sénégal, une information rendue publique par l’ambassade des Etats-Unis.BK

La CEA veut faire Du Sahel le moteur du développement ouest-africain

https://www.financialafrik.com La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), à travers son bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, a tenu à Dakar, au Sénégal, avec les agences et programmes du Système des Nations Unies et les Communautés économiques régionales, la réunion annuelle du mécanisme de Coordination Sous régional (MCSR).En ligne de mire, doper la croissance et faire du Sahel une zone d’opportunités et de développement économique.

Cette réunion qui intervient dans un contexte marqué par le renforcement des efforts du Système des Nations Unies pour le Sahel a pour objectif de promouvoir une plus grande synergie et une plus grande efficacité des interventions, en particulier au Sahel, par la mise en œuvre dans la mesure du possible, des programmes ou des projets communs ou conjoints, en appui aux organisations inter-gouvernementales existantes en Afrique de l’Ouest.

Selon le Directeur par intérim du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Ouest de la CEA, Monsieur Bakary Dosso : « Un des défis majeurs identifiés dans la mise en œuvre du Plan de Soutien des Nations Unies pour le Sahel reste celui de la coordination. Nous sommes de ce fait persuadés que le Mécanisme sous régional de coordination en Afrique de l’Ouest a encore un rôle majeur à jouer en tant qu’instrument pour faciliter la coopération au sein du système des Nations Unies et entre le Système des Nations Unies et les acteurs de développement au niveau régional et national. » .

Avec pour thème : « Mobiliser les efforts pour faire du Sahel un moteur du développement de l’Afrique de l’Ouest », cette réunion permettra aux participants, non seulement de s’informer sur les interventions des Nations Unies en cours et à venir dans le cadre de Plan de Soutien au Sahel, mais aussi de présenter leurs activités au service du Sahel.

Il s’agira au cours de cette réunion d’offrir à l’ensemble des acteurs régionaux opérant au Sahel une plateforme d’échanges qui devrait faciliter la synergie de leurs interventions futures. Le MCSR offrira également aux Nations Unies l’opportunité de partager avec plusieurs parties prenantes les résultats des travaux menés récemment dans le cadre de l’appui au Sahel.

Cette réunion qui se déroule en séances plénières sur deux journées a enregistré la participation des agences et programmes des Nations Unies, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de l’Union du Fleuve Mano, de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG) et d’autres organisations inter-gouvernementales impliquées dans des activités d’appui à la région du Sahel. Les représentations sous régionales de l’Union Africaine, de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Mondiale sont également conviées au MCSR. Par Albert SAVANA

Le pladoyer d’Akinwumi Adesina à l’Africa Investment Forum

https://www.financialafrik.com Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a lancé, mardi, un vibrant appel aux investisseurs pour qu’ils se joignent à la plate-forme de partenariat Africa Investment Forum (AIF) et saisissent l’occasion qui s’offre à eux d’accélérer le programme de développement du continent».

L’appel s’adressait aux investisseurs régionaux et mondiaux, aux dirigeants du secteur financier et aux représentants de premier plan de gouvernements présents dans l’auditorium « Africa Room » du Centre des congrès de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors d’une séance plénière intitulée « Agir ensemble pour l’Afrique » qui se déroulait pendant la première journée du forum.

« Nous devons accélérer le développement de l’Agenda 2063, être unis dans l’action, a insisté Akinwumi Adesina. Nous avons hâte d’y parvenir ».

La séance plénière d’ouverture a réuni les responsables des institutions financières de développement et des partenaires de permier plan du Forum : Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement de l’Afrique australe ; Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ; Bandar M. H. Hajjar, président de la Banque islamique de développement ; Admassu Tadesse, président de la Banque du commerce et du développement ; Alain Ebobissé, directeur général du fonds Africa50 ; et Mallam Samaila Zubairu, directeur général d’Africa Finance Corporation – entre autres.

Avec toutes les institutions multilatérales représentées dans la salle, les partenaires de la Banque ont reconnu qu’ils disposaient des capitaux nécessaires pour infléchir la balance des investissements et canaliser vers l’Afrique ceux dont elle a tant besoin.

En donnant le coup d’envoi officiel de l’AIF, Manemolla David Makhura, Premier ministre du Gauteng, a qualifié l’Africa Investment Forum d’« historique », soulignant qu’il « constituait une première du genre ». L’Afrique doit passer de la pauvreté à la prospérité, a-t-il ajouté, avant de déclarer : « Nous voulons que le XXIe siècle soit celui de l’Afrique ».

L’Africa Investment Forum est le tout premier forum fondé sur des transactions, « et non juste une réunion. C’est une plate-forme qui fait se rencontrer les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs et les promoteurs de projets. Nous créons des projets bancables de qualité, réduisons les risques qui y sont associés et veillons à ce qu’ils se réalisent vraiment », a déclaré Akinwumi Adesina.

« Nous nous sommes engagés à accélérer le développement de l’Afrique, a-t-il poursuivi. Nous savons que les pays ne se développent pas à partir de l’aide financière, mais grâce à une discipline en matière d’investissements. Nous avons besoin de partenariats élargis et d’une action commune avec le secteur privé et les investisseurs institutionnels ». Et Akinwumi Adesina de féliciter le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, également présent à la cérémonie d’ouverture, pour le leadership dont il fait preuve.

Partageant leur vision et leurs points de vue respectifs sur les investissements en Afrique, les panélistes ont dit l’urgence de passer à une nouvelle façon de travailler ensemble. Ce qui va impliquer de travailler à plus grande échelle, plus vite et en synergie.

Les dirigeants africains jouent un rôle crucial, ont également souligné les panélistes, car ils donnent le ton en termes de politiques et pour qu’émerge un environnement propice pour que les entreprises puissent prospérer.

L’Africa Investment Forum s’inscrit dans une démarche beaucoup plus large de la Banque africaine de développement, qui vise à puiser dans le vaste réservoir des capitaux mondiaux pour assurer le financement de son plan ambitieux de transformation de l’Afrique. Le continent a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour financer ses besoins de développement les plus urgents, selon les estimations de la Banque. Des besoins en capitaux auxquels les sources de financement traditionnelles que sont les gouvernements nationaux et les institutions de développement comme la Banque africaine de développement, ne sont pas en mesure de répondre à elles seules, en raison des restrictions budgétaires.

Les investisseurs institutionnels internationaux et les détenteurs d’actifs contrôlent 131 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 % seulement, a indiqué Akinwumi Adesina, suffirait à combler le déficit de financement des infrastructures – de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars.

Mohammed VI du Maroc à l’Algérie:“Dieu m’est témoin…”

https://www.financialafrik.com Le Maroc tend de nouveau la main à l’Algérie pour l’ouverture d’une frontière fermée depuis  1994. Dans son discours lu le 6 novembre à l’occasion du 43 ème anniversaire e la Marche Verte*, le Roi Mohammed VI tend la main au grand voisin de l’Est et s’insurge contre l’état de division et de  discorde qui sévit au Maghreb, en “opposition flagrante avec ce qui unit nos peuples”.

‘‘Dieu m’est témoin que depuis Mon Accession au Trône, J’ai appelé avec sincérité et bonne foi à l’ouverture des frontières entre les deux pays, à la normalisation des relations maroco-algériennes. C’est, donc, en toute clarté et en toute responsabilité que Je déclare aujourd’hui la disposition du Maroc au dialogue direct et franc avec l’Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations. A cet effet, Je propose à nos frères en Algérie la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation.

Le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d’un commun accord. Le Maroc est ouvert à d’éventuelles propositions et initiatives émanant de l’Algérie pour désamorcer le blocage dans lequel se trouvent les relations entre les deux pays voisins frères. En vertu de son mandat, ce mécanisme devra s’engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert. Il pourra constituer le cadre pratique d’une coopération, centrée sur les différentes questions bilatérales, notamment celle qui a trait à la valorisation des opportunités et des potentiels de développement que recèle la région du Maghreb. Son rôle sera aussi de contribuer au renforcement de la concertation et de la coordination bilatérales pour permettre de relever efficacement les défis régionaux et internationaux, notamment ceux qui sont liés à la lutte anti-terroriste et à la problématique migratoire’

Dans son allocution, le souverain marocain rappelle la grande époque de la conférence de Tanger de 1958 et l’appui du Maroc à la révolution algérienne.  La rivalité entre les deux pays ne tardera pas à éclater dès l’indépendance de l’Algérie en 1962 avec, d’abord la guerre des sables de 1963 puis la guerre du Sahara qui a éclaté en 1975 entre le Maroc et le Front Polisaro soutenu par Alger. Ce conflit majeur a débouché sur un cessez le feu en 1991 et l’envoi d’une force onusienne d’interposition (la Minurso). Parallèlement, l’ONU a initié plusieurs processus de résolution pacifique sous l’égide des grandes puissances (Etats-Unis, France et Espagne  ).      Les prochains pourparlers, sous forme de table ronde, sont prévus le 13 décembre à Genève.

*Marche pacifique des centaines de milliers de marocains intervenue le 6 novembre 1975 pour la récupération du Sahara marocain encore occupé par l’Espagne de Franco.  Il s’agit d’une des grandes dates du régne de feu Hassan II.

MCC:Macky à Washington pour tirer le gros lot…

Seneweb.com | Le gouvernement américain a approuvé le nouveau Compact pour l’énergie au profit du Sénégal. La décision a été prise ce mercredi au cours du Conseil d’administration du Millenium challenge corporation (MCC). Montant de l’enveloppe : 550 millions de dollars (293 milliards de francs Cfa). Objectif : accroître la fiabilité et l’accès à l’électricité, soutenir la croissance économique et réduire la pauvreté.

Libération, qui donne l’information, rapporte que le gouvernement du Sénégal va porter l’investissement à 600 millions de dollars (319 milliards de francs Cfa) en contribuant pour 50 millions de dollars (26 milliards de francs Cfa). Le journal informe aussi que le chef de l’État, Macky Sall, se rendra à Washington le 11 décembre prochain pour la signature officielle du Compact.

Fer de la Félémé:Macky répond à l’opposition

Seneweb.com |Le chef de l’État, Macky Sall, a répondu aux membres de l’opposition qui dénoncent la signature avec l’entreprise turque Tosyali de la convention pour l’exploitation du fer de la Félémé. « La pollution sonore de l’opposition ne dépasse pas le Monument de la Renaissance. Elle ne peut pas manipuler les Sénégalais », a tonné Macky Sall, mardi, lors de la réunion du Secrétariat national de l’Alliance pour la République (Apr), Libération, qui rapporte ses propos, souligne que le président de la République considère l’opposition comme « unique dans l’histoire ». « Les meneurs de cette opposition sont les mêmes qui ont fait perdre au Sénégal 100 milliards de francs Cfa dans le dossier Arcelor Mittal. Des millions de dollars ont été engloutis dans des études et je ne parle pas du reste », a révélé Macky Sall.

Le chef de l’État a ajouté : « Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons mis une telle pression sur Arcelor Mittal qu’elle a accepté de transiger. Elle a payé 75 milliards de francs Cfa traçables dans les livres du Trésor. Maintenant nous trouvons de nouveaux investisseurs, on met en place une commission pour tout faire dans la transparence, et les mêmes personnes qui ont fait perdre au Sénégal 100 milliards de francs Cfa crient au voleur. Comme si de vrais voleurs accusaient un voleur imaginaire. C’est le monde à l’envers. »

Hamidou Kassé accuse un candidat de l’opposition d’être le Courtier d’une société qui voulait exploiter le fer de Falémé

La révélation est de taille et porte les empreintes de Hamidou Kassé. Le ministre Conseiller du Chef de l’Etat affirme que parmi les leaders de l’opposition qui dénoncent le choix de l’Etat, il y en a un qui était le Courtier d’une société qui voulait exploiter le fer de Falémé. Sans blagues alors ! Il se garde ainsi de donner l’identité de celui ou celle-ci.

Dans les colonnes de Les Echos, M. Kassé soutient aussi que le Sénégal n’a pas les moyens pour exploiter cette ressource par lui-même.

Hausse de 0,7% des prix à la consommation

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Les prix à la consommation au Sénégal ont augmenté de 0,7% en rythme mensuel au mois de septembre 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) rendues publiques mercredi.

Selon cette structure, les prix sont tirés par les  produits alimentaires et boissons non alcoolisées  (plus 1,4%), notamment, la viande de bœuf  (plus 4,3%) et les légumes frais (plus 16,8%).

« Sur un an, ajoute la DPEE, une hausse de 0,9% du niveau général des prix à la consommation est également notée en septembre 2018, essentiellement portée par la fonction  produits alimentaires et boissons non alcoolisées  (plus 2,1%) ».

L’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques) du mois sous revue est ressortie à plus 0,4% en variation mensuelle et plus 0,5% sur une base annuelle.

En termes d’origine, les prix des produits importés et locaux ont respectivement progressé de 0,1% et 1,0% en rythme mensuel, au mois de septembre 2018. Sur un an, les produits importés sont ressortis moins onéreux (moins 0,5%), en septembre 2018, tandis que ceux produits localement sont devenus plus chers (plus 1,4%).MS/te/APA

Commerce extérieur:Nette amélioration de la balance commerciale en août

https://www.lejecos.com Selon le Bulletin mensuel des Statistiques, le solde commercial s’est établi à -134,9 milliards de FCFA en août 2018, contre -212,4 milliards de FCFA au mois précédent.

Cette amélioration du solde est expliquée par la réduction du déficit vis-à-vis du Nigéria (-0,5 milliard de FCFA contre -45,3 milliards de FCFA au mois précédent), de la France (-32,4 milliards de FCFA contre -48,6 milliards de FCFA au mois précédent) et de la Belgique (-5,1 milliards de FCFA contre -19,6 milliards de FCFA au mois précédent).
Cependant, la réduction de l’excédent vis-à-vis de la Suisse (+1,0 milliard de FCFA contre +17,2 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué la réduction du déficit de la balance commerciale. Le cumul du solde, à fin août 2018, s’est détérioré pour s’établir à -1428,3 milliards de FCFA contre -1248,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017.
De même, les exportations du Sénégal sont ressorties, en août 2018, à 108,0 milliards de FCFA contre 177,0 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 39,0%. Cette baisse est essentiellement expliquée par la contraction des expéditions de poissons frais de mer (-71,8%), d’or non monétaire (-92,6%), d’acide phosphorique (-48,3%) et de produits pétroliers (-63,7%).
Les importations du mois d’août 2018 ont chuté de 37,6% en passant de 389,4 milliards de FCFA au mois précédent à 243,0 milliards de FCFA. Cette contraction est imputable à celle des achats à l’extérieur d’autres machines et appareils (-56,6%), de produits pétroliers finis (-25,9%) et des autres ouvrages en métaux communs (-70,2%). Pathé TOURE

Commerce extérieur:Repli des exportations de 39%

https://www.lejecos.com Selon le Bulletin mensuel des Statistiques, les exportations du Sénégal sont ressorties, en août 2018, à 108,0 milliards de FCFA contre 177,0 milliards de FCFA au mois précédent, soit un repli de 39,0%. Cette baisse est essentiellement expliquée par la contraction des expéditions de poissons frais de mer(-71,8%), d’or non monétaire (-92,6%), d’acide phosphorique (-48,3%) et de produits pétroliers (-63,7%).

Cependant, le relèvement des exportations de titane (7,8 milliards de FCFA contre 3,1 milliards de FCFA au mois précédent) et d’engrais (7,4 milliards de FCFA contre 2,2 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué cette tendance baissière. Comparées au mois d’août 2017, les exportations se sont relevées de 6,6%. Leur cumul à fin août 2018 s’est établi à 1102,0 milliards de FCFA contre 1063,0 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 3,7%.
Les principaux produits exportés, au cours de la période sous revue, sont l’acide phosphorique (13,4 milliards de FCFA), les crustacés, mollusques, coquillages (11,6 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (8,4 milliards de FCFA), le titane (7,8 milliards de FCFA) et l’engrais (7,4 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal sont l’Inde (16,2%), le Mali (12,0%), l’Espagne (5,9%), la Belgique (5,9) et l’Italie (4,9%). Pathé TOURE 

Commerce:Baisse des importations en août

https://www.lejecos.com Les importations du mois d’août 2018 ont chuté de 37,6% en passant de 389,4 milliards de FCFA au mois précédent à 243,0 milliards de FCFA. Cette contraction est imputable à celle des achats à l’extérieur d’autres machines et appareils (-56,6%), de produits pétroliers finis (-25,9%) et des autres ouvrages en métaux communs (-70,2%).

Par ailleurs, la quasi absence des importations d’huile brute de pétrole (11 millions de FCFA contre 44,8 milliards de FCFA au mois précédent) a renforcé cette tendance baissière. Cependant, le relèvement d’autres matériels de transport (4,4 milliards de FCFA contre 2,1 milliards de FCFA au mois précédent) et de fruits et légumes comestibles (4,6 milliards de FCFA contre 1,2 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué cette baisse. Comparées au mois d’août 2017, les importations ont chuté de 26,9%. Leur cumul à fin août 2018 s’est établi à 2530,2 milliards de FCFA contre 2311,4 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 9,5%.

Les principaux produits importés, au cours du mois d’août 2018, sont les produits pétroliers finis (36,7 milliards de FCFA), les métaux communs (15,1 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (14,5 milliards de FCFA), le riz (14,1 milliards de FCFA) et les matières plastiques artificielles (11,7 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont la France (15,1%), la Chine (13,9%), les Pays-Bas (7,2%), l’Inde (5,9%) et la Belgique (4,7%).   Pathé TOURE

Balance des paiements en 2019 : Un excédent du solde global estimé à 166,5 milliards

http://www.rewmi.com Dans ses prévisions de la balance des paiements pour l’année 2019, la Direction de la prévision et des études économiques soutient   que la situation des échanges avec le reste du monde ressortirait un déficit du compte des transactions courantes de 1054,3 milliards en 2019, contre 1026,6 milliards en 2018. Au total, le solde global de la balance des paiements devrait ressortir en excédent de 166,5 milliards.

La dégradation du déficit du compte courant serait imputable, principalement, à la dégradation du déficit de la balance des biens et à celle des services et revenus nets, atténuée, cependant, par la bonne orientation des transferts courants avec 126,9 milliards. Toutefois, précise la source, le déficit courant rapporté du PIB enregistrerait une amélioration en s’établissant à 7,2% contre une prévision de 7,7% en 2018. Quant au déficit de la balance commerciale, il devrait s’établir à 1891,2 milliards en 2019, contre 1768,1 milliards en 2018, soit un écart de 123,2 milliards en liaison avec une progression plus importante attendue au niveau des importations comparativement à l’accroissement des exportations de biens. « L’augmentation des importations de biens reflèterait, notamment, la hausse des importations de produits pétroliers, en raison, de la remontée des cours du baril conjugué au raffermissement des quantités de produits raffinés importés », note  la Dpee. Elle serait, par ailleurs, tirée par les importations de biens d’équipement et de biens intermédiaires en rapport, respectivement, avec la poursuite des investissements, en liaison avec les perspectives d’exploitation du pétrole et du gaz, et le regain de dynamisme dans l’industrie. S’agissant des exportations, la progression attendue serait portée, principalement, par l’acide phosphorique, les produits pétroliers, l’or, les produits horticoles et les produits halieutiques et arachidiers. Concernant la balance des revenus, son déficit se dégraderait de 27,4 milliards en passant de 385,8 milliards à 413,2 milliards entre 2018 et 2019, sous l’effet de l’augmentation des paiements des intérêts de la dette publique.  Celle des services, pour sa part, est projetée en déficit de 141,2 milliards, soit un creusement de 4,4 milliards qui serait imputable, essentiellement, à l’augmentation du fret et assurance à l’importation. Toutefois, la dégradation du compte courant devrait être atténuée par le renforcement de l’excédent de la balance des transferts courants, à la faveur aussi bien des transferts courants privés que ceux publics. Ainsi, les transferts courants nets sont projetés à 1391,3 milliards, soit en amélioration de 126,9 milliards par rapport à 2018.

Un excédent de 1220,8 milliards sur le solde du compte de capital et d’opérations financières

Le solde du compte de capital et d’opérations financières, dégagerait un excédent de 1220,8 milliards en 2019, contre 1284,2 milliards en 2018, soit un ralentissement de 63,4 milliards, traduisant la réduction de l’excédent du compte d’opérations financières. En effet, la faible augmentation de l’excédent du compte de capital serait impulsée par la hausse des transferts nets de capital au profit du secteur public. Quant au compte d’opérations financières, il bénéficierait de la hausse des capitaux privés nets tandis que les capitaux publics nets s’inscriraient en repli.Zachari BADJI

Entreprenariat:10  PME sénégalaises à l’assaut du marché ivoirien

http://www.rewmi.com Dix petites et moyennes entreprises (PME) sénégalaises IT/BPO, accompagnées par  le  projet NTF IV, sont à la conquête de nouvelles opportunités dans le marché Ivoirien, selon un communiqué.

 Le marché ivoirien est la cible d’une dizaine de PME pour un partenariat gagnant-gagnant. Ces entreprises participent à une mission de prospection à Abidjan, du lundi 05 au vendredi 09 novembre, et dont la cérémonie officielle a été lancée  ce mardi à la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI). La délégation sénégalaise est composée  des  membres de l’Organisation des Professionnels des TIC (OPTIC), de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), du Coordinateur national du NTF IV et du représentant de l’International Trade Centre (ITC). Durant cette manifestation, le représentant du Président de la CCI-CI, Arona Koné, a estimé que  cette visite de prospection est un signal fort pour l’intégration sous-régionale, vu la place de choix qu’occupent le Sénégal et la Côte d’Ivoire au sein de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA). D’après M. Koné, cette visite contribue au renforcement de la coopération entre les deux pays et cadre avec les Accords de partenariats économiques (APE) qui encouragent la création d’un bloc régional plus fort. Elle s’attaque au marché de proximité au lieu d’aller vers les marchés internationaux qui sont pleins de contraintes et de barrières. A cette occasion, il a ajouté que cette démarche reste conforme aux engagements pris par la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Instaurer un marché fort et dynamique pour faire face à la concurrence internationale

Pour sa part, le chef de la délégation sénégalaise, Bathie Ciss, a souligné que cette visite de prospection n’est pas le fruit du hasard car elle s’inscrit dans une réelle dynamique économique qui lie le Sénégal à la Côte d’Ivoire. Celle-ci, précise M. Ciss, par ailleurs Secrétaire général de l’ASEPEX, vise à renforcer le commerce régional qui reste le seul salut pour le développement des deux pays. Ainsi, il fait appel à l’instauration d’un marché fort et dynamique, permettant aux entreprises africaines de faire face à la concurrence internationale. Il a prôné la mise en place des joint-ventures entre entreprises ivoiriennes des TIC et sénégalaises du même secteur pour relever le défi. Quant à Patrick Mbengue, le Président du conseil d’administration (PCA) du Groupement des opérateurs TIC en Côte d’Ivoire (GOTIC), il a invité le Sénégal et la Côte d’Ivoire à travailler ensemble pour mettre toutes les opportunités de leur côté. « Cette réunion institutionnelle d’accueil et d’information sur le marché ivoirien cadre avec les besoins des structures sénégalaises au regard du dynamisme de l’écosystème digital ivoirien, caractérisé par un secteur public et privé très forts », a-t-il soutenu. Ce dernier a également présenté aux entreprises sénégalaises les opportunités à saisir dans le domaine des TIC en Côte d’Ivoire. Pour sa part, Diabel Ndaw, coordinateur du NTF IV, est revenu sur ce projet qui vise à accompagner les start-up et PME IT/BPO à l’export. Financé par le Ministère des Affaires étrangères des Pays Bas, le projet NTF IV Sénégal est un programme d’appui au développement du secteur des technologies de l’information et de l’externalisation des processus métiers.  À terme, le programme NTF IV devrait contribuer à l’émergence d’un environnement économique favorable aux entreprises sénégalaises actives dans les secteurs TI et BPO.Zachari BADJI

1000 boulangeries mobiles un peu partout dans le pays

IGFM- Soutenu par l’Académie de Rouen (France), l’Institut supérieur d’entrepreneurship et de gestion (ISEG) compte implanter 1000 unités de boulangerie mobiles,dans différents villages reculés et quartiers populaires du Sénégal, selon l’APS.

Ce mercredi 7 novembre, une délégation de l’Académie de Rouen a visité les différents campus de l’ISEG sis à Dakar, sous l’égide du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Le Pdg du groupe ISEG, Mamadou Diop, a saisi l’occasion pour dire que l’implantation de ces boulangeries mobiles est une phase test.

Le but d’un tel projet est de contribuer à préserver l’environnement, créer des emplois, mais aussi participer à la lutte contre la malnutrition dans ces zones ciblées, dépourvues pour la plupart de pains et de pâtisseries de qualité.

Mamadou Diop confie que la boulangerie en question a été récemment inventée par les étudiants de l’ISEG. « Il s’agit d’une boulangerie mobile sous forme de frigo qui marche avec du gaz butane. Elle est capable de produire des centaines de pains et de pâtisseries en une journée« , précise-t-il.

Avec l’appui de l’Organisme National de Coordination des Activités de Vacances (ONCAV), Cent de ces boulangeries seront bientôt dans les quarante-cinq départements du Sénégal, pour le compte de jeunes évoluant dans les ASC.

UN FERMIER DE GUINGUINÉO RACONTE SON SUCCÉS

Gagnick, 07 nov (APS) – A Gagnick, commune rurale située dans le département de Guinguinéo (centre), un producteur privé du nom de Fodé Ndao s’illustre dans une ferme agricole de 2 ha sans appui de l’Etat mais avec la ferme volonté de prouver que même dans le Sénégal des profondeurs, il est possible de faire fortune par le travail de la terre.

  1. Ndao, qui produit des fruits et légumes dans sa ferme, a reçu ce mercredi la visite du gouverneur de Kaolack Al Hassan Sall, dans le cadre d’une tournée économique de trois jours démarrée mardi par le chef de l’exécutif régional, pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets financés par l’Etat et ceux développés par des privés.

Natif de Gagnick, Fodé avait quitté son village pour faire fortune en ville avant de revenir au bercail il y a vingtaine d’années avec la ferme volonté de se réaliser en cultivant la terre.

  « Il y a 20 ans, je suis revenu dans mon village natal avec la ferme volonté d’exploiter la terre. Je n’avais que 140.000 francs de budget que le frère du marabout qui revenait de l’étranger m’avait prêtés », confie-t-il.

 « Au début, j’ai voulu associer les habitants de ma localité à ce projet, mais après plusieurs tentatives, j’ai dû constater avec regret que la plupart d’entre eux ne croyaient pas à sa réussite. Alors j’ai dû cheminer tout seul et aujourd’hui je suis fier de tout ce que j’ai accompli », dit-il, ajoutant que « dans notre pays, malheureusement, les gens ont tendance à attendre tout de l’Etat et cela je ne peux pas le comprendre ».

« Mon défi était de prouver que le développement et la réussite sont possibles au sein de nos villages sans avoir besoin de migrer vers l’étranger, juste en exploitant nos terres », estime Fodé convaincu qu’’la population doit exploiter la terre qui est à leur possession et à leur disponibilité sans attendre tout de l’Etat’’.

Dans sa ferme, Fodé produit diverses variétés de fruits et légumes, des agrumes, pamplemousses, aux mangues et bananes, que les groupements de femmes de Gagnick et des villages environnants viennent acheter tous les mardis pour alimenter les marchés locaux.

Pour l’envol de son business, qui inclut un volet élevage, Fodé sollicite l’appui des pouvoirs pour une solution à une contrainte majeure à laquelle son activité se trouve confrontée : la profondeur de la nappe phréatique située à 45 m ou plus.

 Il dit aussi attendre l’appui des pouvoirs publics pour juguler les fréquentes attaques de mouches blanches dont sa ferme fait l’objet.

Fodé Ndao a aussi évoqué d’autres entraves à son activité liées par exemple à la présence des termites et à l’absence de main-d’œuvre, à cause de l’exode rural, sans compter d’autres difficultés pour l’écoulement des produits.AFD/AMD/BK

Dahra-Linguère:La route dans un état de délabrement avancé

http://www.rewmi.com La route Louga-Dahra est dans un état de délabrement très avancé. Elle compte de nombreux nids de poule sur la chaussée. Les populations du Djoloff vivent le calvaire sur la route est en mauvais état entre Louga à Dahra, en passant par Coki. Les chauffeurs sont obligés de jouer avec le volant afin de préserver l’état de leurs véhicules. Par endroits, on est obligé d’abandonner la chaussée et d’emprunter les pistes tracées par les charrettes. Cette situation explique, sans nul doute, le taux de fréquentation faible du parcours. En tout cas, on y rencontre peu de véhicules. Cette situation est durement ressentie par les populations qui souhaitent vivement la réhabilitation de cet axe routier. Cheikh Fall, un chauffeur dont le véhicule est tombé en panne et trouvé sur la route, se désole de cette situation. « Toutes nos vieilles voitures ne tiennent plus le coup à cause de la vétusté de cette route. Il nous faut 5 tours d’horloge rien que pour faire un tronçon de 80 kilomètres. C’est un vrai parcours du combattant pour rallier ces deux villes », dit-il. «Les commerçants qui se rendent à Potou, un village à quelques encablures de Louga, pour se ravitailler en légumes, éprouvent toutes les peines du monde», ajoute Cheikh Fall.  L’Etat doit prendre en charge la préoccupation de ces détenteurs de cartes avant le 24 février 2019. Sidy THIAM

ABSATOU KANE DIOP (PRESIDENTE SUNU DIASPORA) : ‘’Les Européens ne vont pas développer notre pays à notre place’’

http://www.enqueteplus.com/ Prochain  Forum de la diaspora sur l’habitat et l’investissement à Dubaï, attente des Sénégalais de l’extérieur, accords entre le Sénégal et l’Union européenne pour combattre l’émigration clandestine… Sur toutes ces questions, la présidente de Sunu Diaspora, Absatou Kane Diop, répond sans détour.  Entretien.

Après l’Espagne et l’Italie, vous allez organiser à Dubaï, les 9 et 10 novembre prochains, la 3e édition du Forum de la diaspora sur l’habitat et l’investissement. Qu’en est-il exactement ?

La première édition de ce forum a été organisée en Espagne. La deuxième, en Italie. La troisième, nous avons décidé de l’organiser à Dubaï. Son origine peut se résumer à mon propre vécu, à travers tous les pays dans lesquels j’ai eu à résider, aux Etats-Unis et un peu partout en Europe. Parce que je tourne beaucoup. Et partout où je suis passée, la première chose dont se plaignent les émigrés, c’est leurs problèmes liés à l’habitat, la façon abusive et répétitive dont ils sont arnaqués au pays. Ça m’est arrivé personnellement et c’est arrivé à plein d’autres émigrés. Beaucoup d’entre eux ont acheté des terrains à Dakar et commencé à construire. Mais, par la suite, l’Etat est venu tout démolir parce qu’il avait prévu autre chose sur place. C’est quelque chose d’extrêmement difficile pour eux. Parce que certains d’entre eux avaient déjà construit des immeubles. En réalité, l’habitat est une préoccupation récurrente et fondamentale pour la plupart des émigrés.

 En quoi cette troisième édition va être différente des deux  précédentes ?

Vous savez, on apprend toujours de ses erreurs. Les deux autres éditions ont été une réussite, mais il y a eu des manquements, quand même. Et, il faut le reconnaitre, surtout du côté de l’organisation et de la communication. Pour cette troisième édition, j’ai une équipe de Com très dévouée, l’expérience est là. Certains de nos compatriotes de la diaspora n’avaient pas confiance ou bien ne comprenaient pas notre initiative. Actuellement, les émigrés nous appellent de partout dans le monde pour participer à ce forum et bénéficier des retombées. Mais, le plus important, c’est que nous sommes en phase de réalisation, maintenant. Je pense que j’ai assez d’outils pour finir le travail que j’avais commencé il y a des années.

Pourquoi le choix de Dubaï ?

C’est un choix très réfléchi, qui vient à son heure. Dubaï fait partie du continent asiatique. Et nos forums  et salons sont souvent concentrés aux Etats-Unis, en Europe et dans certains pays africains. De ce fait, nos compatriotes du continent asiatique se plaignent souvent d’être laissés en rade. Au mois de mai (2018), quand j’ai eu la chance de me rendre là-bas, j’ai rencontré certains Sénégalais. Et c’est après avoir discuté avec eux que j’ai pris la décision d’organiser le prochain forum dans le continent asiatique. Parce que nos compatriotes qui y résident et travaillent font partie de la diaspora. Après une visite sur le terrain, nous nous sommes rendu compte que les émigrés, notamment les Sénégalais, sont nombreux dans les Emirats arabes unis. Lors de cette visite, nous nous sommes aussi rendu compte que leur principal préoccupation, c’est d’avoir une maison. C’est ce qui nous a motivés à choisir les Sénégalais résidant à Dubaï.  Le forum se tiendra sous la forme de séances plénières sur des thèmes relatifs au foncier, au financement, au cadre législatif et réglementaire, aux politiques et stratégies, aux projets et programmes, etc.

Disposer d’un toit constitue un casse-tête pour beaucoup de nos compatriotes immigrés. Comment votre structure compte relever ce défi ?

Avec l’appui de l’Etat du Sénégal, nous pourrons disposer d’assiettes foncières. Ce qui nous  permettra de réaliser des logements décents  à des coûts excessivement bas. Un toit, c’est pour permettre d’acquérir un logement moderne dans des circonstances limpides. L’objectif final, c’est de voir comment aider les émigrés à épargner l’argent gagné à l’extérieur, pour pouvoir investir au pays. Il s’agira aussi de trouver des partenaires qui vont les accompagner dans leurs investissements, une fois de retour au Sénégal. La création d’une zone d’habitation pour les émigrés doit également s’accompagner de zone industrielle. Parce que la diaspora, c’est une accumulation d’expériences. Il y en a qui ont acquis des connaissances dans le domaine de l’agriculture, d’autres dans divers domaines. Sortir, c’est apprendre. Par exemple, dans une ville comme Guissona (Espagne), les Sénégalais s’activent dans l’aviculture et dans bien d’autres domaines. En Italie et partout ailleurs dans le monde, c’est comme ça. La somme de toutes ces expériences peut aider les émigrés à réussir de grands investissements au Sénégal et créer des emplois.

Pensez-vous réussir là où beaucoup d’investisseurs et de promoteurs immobiliers ont échoué ?

Bien sûr que je pense réussir. Mieux, je sais que je vais réussir, ‘’Inch’Allah’’. En effet, la différence est que je suis un pur produit de la diaspora et je comprends très bien les tenants et les aboutissants. Et, en plus, j’ai déjà vécu les difficultés que mes compatriotes émigrés rencontrent dans leur quête  d’un toit décent au Sénégal. Beaucoup ont été trahis par un cousin, un ami, un voisin ou un frère. Je suis passée par là. Ceci est un combat pour moi.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, avait promis de faire de la diaspora la quinzième région administrative du Sénégal. Mais jusqu’à présent il n’en est rien. Quel commentaire cela vous inspire ?

Je pense que la diaspora est déjà érigée en 15e  région du Sénégal. Il ne reste que peut-être les formalités. Car, comme vous le savez, après les dernières élections législatives, la diaspora a obtenu 15 députés à l’Assemblée nationale,  ce qui est une première au Sénégal. Donc, maintenant, c’est à nous immigrés de faire en sorte qu’on soit bien représentés et faire entendre notre voix à tous les niveaux.

Comment appréciez-vous le travail des députés de la diaspora ?

Bon, il faut noter qu’il n’y a pas encore longtemps  que ces 15 parlementaires ont été élus. Donc, donnons-leur plus de temps pour faire valoir leurs talents de député. Il faut savoir que le métier de député de la diaspora n’est pas facile du tout, car nous de la diaspora sommes très exigeants et attendons beaucoup de nos élus. Néanmoins, je pense qu’ils vont représenter dignement nos compatriotes qui vivent en dehors du Sénégal.

Il est bien de rappeler que le tiers du budget du Sénégal vient de la diaspora. Mais j’ai un message qu’en même pour ces députés. Je leur demande de ne jamais oublier qu’ils sont des produits de la diaspora, de ne jamais tourner le dos à ces vaillants Sénégalais qui travaillent jour et nuit pour soutenir leurs familles là-bas et ici au Sénégal. Un représentant des Sénégalais de l’extérieur doit avoir un esprit rassembleur. Il doit être capable d’échanger avec tous les Sénégalais, nonobstant leurs sensibilités politiques. Un député de la diaspora n’est pas un député d’un parti ou d’une majorité. Il représente les intérêts de tous les Sénégalaises et Sénégalais sous sa juridiction. Le député doit comprendre les politiques publiques et montrer une aptitude à identifier des opportunités et les corréler aux besoins des Sénégalais de la diaspora. Il doit avoir de bonnes relations avec les décideurs

pour diligenter la résolution de nos problèmes.

Au regard de ces qualités génériques du député de la diaspora, le candidat doit prendre l’engagement d’une assiduité aux sessions parlementaires et rendre compte à ses mandants.

En tant que présidente du groupe Sunu Diaspora, comment analysez-vous les derniers accords signés entre  certains pays africains dont le Sénégal et l’Union européenne pour lutter contre l’émigration clandestine ?

C’est vrai qu’en novembre 2015, l’Ue avait décidé, à La Valette, la capitale de Malte, d’aider financièrement l’Afrique pour endiguer les flux de migrants, avec un fonds de 1,8 milliard d’euros. L’accord comprend des initiatives pour aider les jeunes au travail, le renforcement des capacités et le financement des projets. Mais je pense que la solution se trouve ici même, car c’est à nous de prendre notre destin en main. C’est à nous de créer des conditions de vie adéquates pour retenir et aider ces jeunes à rester dans leur pays. Pour cela, il nous faut une politique de communication bien harmonisée, il nous faut des plans d’insertion et de réinsertion des jeunes. Il faut encore qu’on sache que les Européens ne vont pas développer notre pays à notre place ; c’est à nous de le faire. Ces jeunes qui quittent et s’aventurent aveuglement sont l’avenir de nos pays.

Il est temps de mettre en place des mécanismes bien structurés pour les aider à trouver de quoi s’occuper dans leur propre pays. Je suis très confiante qu’on peut y arriver, en essayant, d’abord, de réduire sinon stopper l’exode rural car, pour moi, c’est l’origine de ce mal.

Depuis l’avènement de Trump, ils sont de plus en plus nombreux, les Sénégalais, à être expulsés des Usa. Qu’en pensez-vous ?

C’est une situation très déplorable d’autant plus que parmi eux, on retrouve des Sénégalais nés aux Usa, de mère ou de père américain. Mais un citoyen ou ‘’demi-citoyen’’  de ce genre, Trump n’en veut pas ! Ces Sénégalais rêvaient d’une vie meilleure aux Etats-Unis. Mais avec l’avènement de Trump, ils viennent de voir ce rêve se briser en plusieurs morceaux. Il faut qu’ils sachent que la vie ne s’arrête pas, que ce n’est pas la fin du monde.  Il faut retrousser les manches et travailler comme ils le faisaient aux Usa et ils vont s’en sortir. Mais que cela serve aussi  de leçons à tous les Sénégalais vivant à l’extérieur. Il faut toujours penser au retour en investissant au pays. Je pense que  c’est cela la solution.

De plus en en plus, des Sénégalais sont tués à l’étranger. Comment expliquez-vous cette situation ?

C’est vrai qu’entre maltraitances, brimades, agressions et meurtres, nombreux sont nos compatriotes qui ont perdu la vie dans leur pays de résidence, ces derniers mois. Si bon nombre de Sénégalais rechignent à rentrer au pays, c’est faute d’insertion et des conditions de retour très difficiles, d’autant plus que ces émigrés, parfois en situation irrégulière, ne souhaitent pas que leurs familles soient au courant de leurs difficultés. Mais je pense que la plupart de ces meurtres le sont par accident. Il y a des cas aussi où la personne concernée est victime de racisme. Des situations que nous ne cessons de déplorer. Il y a aussi certains de nos compatriotes qui s’adonnent à des activités pas du tout licites  comme  la vente de drogue, etc. Ce sont des choses aussi à dénoncer.Ibrahima Khalil Wade

Le Campus Social de l’Ucad ouvert lundi prochain

https://actusen.sn/ Le Campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sera ouvert lundi prochain. L’annonce est des Services du Coud. Les étudiantes et étudiants bénéficiaires de lits au titre de l’année Universitaire 2017-2018 sont ainsi invités à se rapprocher de leur chef de résidence afin de remplir les formalités d’usage et de regagner leurs chambres.

Santé:Les soins palliatifs, pour soulager le malade et sa famille

Ouestafnews (avec Africa Check) – Que faire quand vous avez un membre de votre famille en proie à une maladie incurable avec des douleurs atroces ? Vous pouvez le faire admettre dans une unité de soins palliatifs : elle fait intervenir différentes disciplines pour aider le malade mais aussi ses proches à souffrir moins. Fiche d’information.

Pour les besoins de cet article, deux spécialistes sénégalais ont répondu aux questions d’Africa Check : Dr Coumba Guèye, de l’unité de soins palliatifs à l’Institut du cancer Joliot-Curie, de l’Hôpital Aristide Le Dantec de Dakar – seul centre public contre le cancer au Sénégal -, ainsi que Dr Boubacar Poulho Sow, fondateur de Maadji Këru Mag, une structure privée de soins palliatifs à but non lucratif basée dans la capitale sénégalaise.

Que sont les soins palliatifs ?

« En général, il y a un défaut de compréhension en ce qui concerne les soins palliatifs, parce que les gens pensent que c’est pour les patients qui sont en fin de vie », ceux qui ont essayé toutes sortes de traitements sans succès mais cela « est une idée fausse », déclare Dr Coumba Guèye, formée notamment en Ouganda et aux Etats-Unis.

En réalité, « c’est la prise en charge des patients qui souffrent d’une pathologie qui peut limiter la vie. Il ne s’agit pas seulement de prendre en charge la douleur et les symptômes qui accompagnent la maladie, mais c’est aussi une prise en charge sociale et émotionnelle », ajoute cette spécialiste en gériatrie chargée depuis 2014 à l’Institut Joliot Curie de « la prise en charge des patients souffrant de cancer et qui ont besoin de soins palliatifs ».

Les soins palliatifs « ne se limitent pas à la douleur. Il y a les soins de confort, notamment l’hygiène de vie, l’alimentation… Ils ne se limitent pas non plus aux malades, ils concernent également le malade et son environnement », affirme Dr Boubacar Poulho Sow, médecin généraliste qui s’est ensuite spécialisé en gérontologie. Il a également été formé en thérapie familiale et pour former des auxiliaires de gériatrie.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé(OMS), « les soins palliatifs sont une approche pour améliorer la qualité de vie des patie..

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