Pourquoi siffler un penalty, pas trÚs évident, à la derniÚre seconde de la derniÚre minute de la derniÚre rencontre (finale) de la CAN ?
Le SĂ©nĂ©gal a refusĂ© l’oppression et la souffrance dans le silence assourdissant des bruits de cĆurs brisĂ©s et d’Ă©coulement de larmes du dĂ©sespoir. Nous avions la meilleure Ă©quipe de cette CAN. Dâailleurs les remplaçants du SĂ©nĂ©gal pouvaient battre toutes Ă©quipes et câest objectivement vĂ©rifiĂ©. FĂ©licitations Ă nos Lions !
MĂȘme dans la dĂ©cision de valider un but ou de siffler un penalty, on vit avec la crainte quâun arbitre dise quâil y a une main lĂ oĂč tout le monde voit un pied. On peut Ă©liminer les meilleures Ă©quipes par des dĂ©cisions arbitrales arbitraires et leur opposer le fair-play . Les dĂ©cisions des arbitres sont aussi incertaines que la validation des candidatures Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle sur notre continent oĂč on peut Ă©liminer les opposants les plus populaires et leur imposer le respect des institutions !
Lâarbitrage africain reflĂšte les problĂšmes de gouvernance. Lâarbitre est le maĂźtre du jeu mais sâil devient le 12e joueur de lâĂ©quipe « A », lâĂ©quipe « B » doit rester maĂźtre de son destin; câest que le SĂ©nĂ©gal a fait.
La FIFA sait que le SĂ©nĂ©gal constitue une menace sportive sĂ©rieuse pour la coupe du monde car les Ă©quipes africaines sont destinĂ©es Ă ne faire que de la figuration et de la « participation ». Les sponsors sont attirĂ©s par les pays qui ont les plus grands championnats, on le sait. Avec la complicitĂ© de la CAF, qui semble nâĂȘtre prĂ©occupĂ©e que par des enjeux financiers, la FIFA veut jeter le discrĂ©dit sur le SĂ©nĂ©gal.
Des joueurs marocains (dont le capitaine), des officiels et des ramasseurs de balle nâont cessĂ© de perturber notre gardien Ădouard Mendy, en plein match, pour pendre ses serviettes. Câest lâoccasion de remercier et fĂ©liciter le 2e gardien Yehvann Diouf qui a veillĂ© aux grains.
Jâinvite les autoritĂ©s sĂ©nĂ©galaises Ă prendre toutes les mesures appropriĂ©es pour rĂ©pondre Ă cette forfaiture programmĂ©e par la FIFA et la CAF qui menacent de sanctionner le SĂ©nĂ©gal pour avoir ĂŽtĂ© le pain de leur bouche en remportant la CAN. Le FMI est plus puissant que la FIFA et nâa pas pu faire plier le SĂ©nĂ©gal sur des choix qui relĂšvent de sa souverainetĂ©.
Pr Abou KANE
FASEG/UCAD
